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Caty Garca
Nacionalidad:
Francia
E-mail:
lachotchara@wanadoo.fr
Biografia

Caty  García

Cathy Garcia est née à Hyères (Var) en 1970. A été artiste de théâtre de rue, principalement avec les Plasticiens Volants (1991-2003). Aujourd’hui auteur (http://cathygarcia.hautetfort.com/ et artiste plasticienne  (http://gribouglyphesdecathygarcia.wordpress.com/). Fondatrice de la Revue Nouveaux Délits (2003) : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/ et de l’association du même nom (2009) : http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/ ainsi que du blog Délit de Poésie : http://delitdepoesie.hautetfort.com/.  A édité une vingtaine de recueils. Publiée (et traduite) dans de nombreuses revues en France et à l’étranger. Ses œuvres illustrent des revues et des recueils de poésie. Elle fait également des notes de lectures (littérature et poésie adulte et jeunesse) pour divers sites et revues littéraires et de la photo en amateur (http://imagesducausse.hautetfort.com). A exposé à Cahors, Tarbes, Tours, Limogne-en-Quercy, Rignac, Château de Seedorf (Suisse), Limoges, Cajarc, Souillac, Carmaux.

 

 

VASTE PANDEMONIUM

Un jour, un instant qui passe
Et qui jamais plus ne reviendra.
La mer et le ciel s'embrassent
Et bientôt, la lune apparaîtra
Au bras de la nuit, vêtue de brume.
De jeunes sirènes langoureuses
Joueront dans les tourbillons d'écume,
Insouciantes et malicieuses,

Hélas...
Vastes, trop vastes courants
Qui dévastent les contrées...
A la boue se mêlent des flots de sang
Et les nuages en ont la nausée.
Vastes, trop vastes déserts
Où ne pousse que la rocaille,
Où les sources sont amères,
Pleines de carcasses de bétail.
La sécheresse impitoyable
Jette les gens sur les routes.
Livrés à tous les diables,
Ils finiront sans aucun doute
A la lisière des villes,
Grossir le flot des sans-abri,
Les rats des bidonvilles
Dans les poubelles des nantis.

Vaste, trop vaste misère
Qui déploie ses ailes rognées
Sur les rêves révolutionnaires,
Et les populations non désirées.

Vaste, trop vaste roman
Que celui des hommes vainqueurs
De la mort et du temps,
Terrible et fatale erreur!
Froide folie de la science corrompue,
Mensonge crapuleux des bien pensants,
Maîtres incontestés de tous les abus,
Vaste conspiration des tout-puissants!

Et puis vaste,
Trop vaste amour dans mon cœur,
Pour ne pas qu'il déborde
Et se mêle de vivre!
Pour ne pas qu'il morde,
Je le glisse dans un livre
Trop vaste pour se taire !

Regardez donc la misère!
Ne vous laissez pas abuser
Par son odeur de fatalité!
Osez donc vous approcher,
Venez voir où elle est née!

C'est la fille cachée de la richesse,
Le versant obscur de l'excès de vitesse,
Rien ne pourra jamais l’excuser
Et je crache sur les pouvoirs scélérats,
Tous les grands favoris des médias,
Les criminels au grand jour jamais poursuivis!

Oui, je crache et je vomis
Sur du papier blanchi au chlore,
Les forêts abattues, les terres ravagées,
Des fleuves de mercure,
Des peuples sacrifiés !

Des cicatrices qui brûlent encore,
Des cicatrices que j'ai faites miennes.


1999


Le septième sens

L’âme nue, coquillage brisé
Dans un mouchoir de peau.
Une algue violette
Au cœur du ruisseau,
Un trou dans le four à vie !

L’air d’un rire, sa note, son parfum,
Puis la coupe noire, vin du pirate,
Les fards du défunt.

Mains sur le corps
Mirage !
L’île, clé du silence,
La valse des innocents
Accrochés aux nuages.

Caractères de loups tendres,
Des lunes
Trop pleines d’attendre,
Trouver où ranger
La toile et le venin !

Le chant de l’oiseau dans la neige,
L’enfant rouge avale un rasoir.
La traînée sombre du cortège,
Le port défendu de l’espoir.

Peut-être un dernier vol ivre
Vers la dent de l’Eden,
Pour jeter têtes vives
Les bourreaux dans l’aven !

2001

JE BOIS

Je bois au luxe pâle des galeries dans le lit des rivières sacrées,
Aux mosaïques lumineuses du panthéon des muses
Et leurs attelages de félins !
Je bois à l’odeur circassienne des musiques de départ,
Au goût frais et humide du voyage,
Aux atomes de rêves dans le sang,
Je bois au désir de révolte qui bat dans les cœurs limpides
Et à la vérité qui chemine aveuglée de poussière !

Je bois le désert, je bois la soif,
Je bois comme je marche,
Jusqu’à la réflexion ultime,
Jusqu’au miroir insondable,
Cette source glacée qui nous a enfantés !

Je bois au centre du cercle
Et je bois aux quatre directions,
Je bois les étoiles cachées sous le sable,
Je bois les parfums cachés sous la peau.

Je bois à la magie, à l’union, au mystère,
Je bois la flamme et la révélation.
Je bois à l’être singulier
Qui donne ses sens aux multitudes !

Je bois les frissons du vent
Et la montée de la rage,
Je bois aux anges dégringolés,
Je bois le rire de l’Homme à l’infini.

2001

OISEAUX II

Oiseaux fous, oiseaux ivres,
Fuyant par milliers
Le vacarme des cités tendues,
Prêtes à exploser.

Oiseaux fous,
Oiseaux ivres,
Portant haut
Le vaste drapeau déchiré
Du ciel,
Vos cris se perdent
Sur les océans migrateurs,
Vos plumes se mêlent
A leurs pleurs
Et rougissent
Les pages du monde.
Nuit d’encre
Où se noient
Les rêves
de l’albatros.

Poète ,
Marche,
Vole !
Les hommes
Riront toujours de toi !

Tailler les jours
Entailler l’os,
La marée épaisse
Des rêves écorchés.
Oter à l’oiseau
Le droit de voler
Oter à l’humain
Toute volonté,
Couper les ailes
Trancher la main
Fabriquer des implants
De haine,
Des lois taillées
Sur des peaux blêmes,
Et pour mieux encore
Manipuler,
Pénétrer au cœur même
du sang
Et du gène !
Brider l’oiseau
Briser l’humain,

Mais toi poète,
Marche,
Vole,
Que les Hommes,
S’il en reste,
Puissent encore rire,
De toi !

2001

EXVAGUS

A la musarde
Le vagabond rêve
D’envoyer dinguer
La mort et ses valets
Trimarder à tout va
Se frotter le crin
A la cendre
Des chemins

Se moque bien
Le migrateur
D’être riche
Se moque tout autant
De frôler mistoufle
A dia !
Toujours à dia !
Désenverguer
Se hisser haut

Boire au goulot
L’orpiment
Plein les yeux
S’en mettre
Du soleil du vent
Plein les poches
Faire chanter
Les chaumines
Qui s’imaginent
Roulottes péniches

Et rire à la peine
A la barbe des flèches
Cueillir les chatteries
Fuir les souricières
Aimer comme dératé
Qui n’a que faire
D’enjolivures…
Oyez !

Les parias battent tambours
Fument des navisphères
Et troquent des nébuleuses
De première nécessité
Avec de douces sorcières
Qui les adonisent
Les ceignent de beauté.

2005

L’AMOUR

la lune belle pavane
ses courbes rousses
à faire bander
l’arc du soleil
dans toute son intensité

le vent haleine chaude
de douce bête
échevelle
la crinière du ciel

ce parfum
unique
de galops
sauvages
danse vertige
des oiseaux

la musique
est née tzigane
jetée au feu
donne vie
donne souffle

l’amour n’est pas l’amour
l’amour c’est l’amour
mais ouvrez
ouvrez !

ouvrez lâchez
désenchaînez
les pantins !

ouvrez la cage
du sang qui cogne
laissez jaillir
la fontaine de vivre

donnez à boire
à tous ces assoiffés
qu’on les fasse
danser enfin !

l’amour
l’amour !

l’amour est perdu d’avance
laissons-le divaguer
qu’il profite de la mer
moite et douce

l’amour
dessus dessous
au-delà

qu’il soit roi
des oisillons frileux lancés au soleil
des rêves poussière à se frotter les yeux
à s’amouracher
de vers lumineux

[l’amour…
épargnons-lui
le sinistre sérieux
de nos serments théâtraux
la camisole du manque
nos angoisses toxiques]

aimer oui !
trop mais sans limite

oublier d’être beau intelligent parfait
pour se déguiser de chenilles
et faire peur aux orfraies
se vêtir de lune de terre de vent
faire l’amour comme les herbes
frotter la peau
tendre les fesses
ululer jouissance
éclater
de rire

al dente

le geste
toujours neuf


2005

Biblio : FUGITIVE, Cardère 2014, POEMES FOLLETS & CHANSONS FOLLETTES POUR GRAND PETITS & PETITS GRANDS Ed. Nouveaux Délits 2013, CLAQUES & BOXONS, Nouveaux Délits 2013, UN VANITY DE VANITÉS Asphodèle 2012, AILLEURS SIMPLE éd. Nouveaux Délits 2012 CALEPIN PAISIBLE D’UNE PÂTRESSE DE POULES éd. Nouveaux Délits – Coll. Les Délits Vrais : n° 2 – 2012 LES MOTS ALLUMETTES éd. Cardère 2012, QUÉ WONDERFUL WORLD éd. Nouveaux Délits - Coll. les Délits Vrais : n°1 - 2012, PURGATOIRE DU QUOTIDIEN 32e mi(ni)crobe, janvier 2012 , LE POULPE ET LA PULPE éd. Cardère 2011, CELLE QUI MANQUE, éd. Asphodèle 2011, JARDIN DU CAUSSE, éd. de l’Atlantique 2010 (autoédition 2004), ESKHATIAÏ éd. de l’Atlantique 2010 (comprenant SALINES autoédition 2007 et MYSTICA PERDITA autoédition 2009), ÉTATS DU BIG BANG, éd. Nouveaux Délits 2010, TRANS(e)CRÉATION ou l’art de sabrer le poulpe et la pulpe, éd. Dlc 2009, NOUVELLE HISTOIRE DE LA CHÈVRE DE MONSIEUR SEGUIN (conte - autoédition 2008) CHRONIQUES DU HAMAC (autoédition 2008), OMBROMANIE, éd. Encres Vives 2007, LES ANNÉES CHIENNES (Série autodigestion, autoédition 2007), GRIS FEU, Ambition Chocolatée et Déconfiture (Collection de poésie, n°1, 2003), PAPILLON DE NUIT, éd. Clapàs 2001, FRAGMENTS DE TOUT ET DE RIEN, éd. Clapàs 2001, PANDEMONIUM 1, éd. Clapàs, 2001.

 

Collectifs : ÉDITIONS DE L’ATLANTIQUE - ANTHOLOGIE DES AUTEURS - 429ème Encres Vives, avril 2014, VIBRATIONS EN PARTAGE – Anthologie des Moments Poétiques d’Aurillac – Ed. La Porte des Poètes avec le soutien du Théâtre d'Aurillac, mars 2014, ASSORTIMENT DE CRUDITÉS – Nouvelles érotiques – Cactus Inébranlable Ed. 2013, BUK YOU - Anthologie en hommage à Charles Bukowski – Ed Gros Texte, octobre 2013, VISAGES DE POÉSIE (Tome 5), anthologie de portraits de poètes,  Jacques Basse, Éditions Rafael de Surtis, 2011, NOUVELLES STORY - tome 2 (Ed A-L-P-A 2004), NOUVEAUX POETES FRANÇAIS ET FRANCOPHONES (JP Huguet éditeur - 2003), LA RUMEUR DES CHOSES, DESS Edition de la Sorbonne 2003, L'EXORCISME DU SABLE - Pourquoi toujours dans le désert ? – CD ROM du poète Christian Erwin Andersen aux Ed. Profana Bellica 2003 (Belgique)

 

 

 

RÊVE-Ô-LUTION*

 

Rêve-ô-lution

A los fuegos  a las banderas a las barricadas de arena

A la rubicunda del néctar derramado bajo las mesas

A los niños que caen por el amor de una idea

 

Rêve-ô-lution

A los discursos exaltados a las masas sublevadas

Al coraje de aquellos que tú isas en el pináculo

Al esplendor y la grandeza del desfile

 

Rêve-ô-lution

Que ellos no traicionarán a los suyos, los tuyos

Qué gloria gana poder

No tendrán para ellos ni sabor ni deseo

 

Rêve-ô-lution

Que los niños desaparecidos bajo las bombas la metralla

Bajo los tanques bajo las piedras tetarán el seno de tu gloria

Saludarán el arbitrario con sus muertos enterrados

En el corazón como medallas

 

Rêve-ô-lution

Que tu canción no sea jamás corrompida desviada

Recomprada revendida sueño oh sueño

Que los hombres no prefieren

El aire con sabor a cobardía

 

Rêve-ô-lution

Que todos los que transitarán por tus tribunales

Reconocerán ahí una justicia incorruptible

Izada a la altura de tus ideales en que jamás

Tendrás de qué enrojecer

 

Rêve-ô-lution

Que la simple evocación de tu nombre haga nacer

La gran verdad esta espina a todas las frentes

En que algunos de apresurarán

De nombrar corona

 

Rêve-ô-lution

En nombre del pueblo

Sueña y entretiene la corte

Canta-oh-lución

Y brindemos por nuestros sueños

Felices bufones

 

*Rêve-ô-lution, juego de palabras : Rêve=Sueño , Ô=Oh, Lution= lución (de revolución)

Traducción de Luis Arias Manzo

 

 

Cathy Garcia, France

lachotchara@wanadoo.fr

 

 

 

RÊVE-Ô-LUTION

 

Rêve-ô-lution

Aux feux aux drapeaux aux barricades de sable

Au vermeil du nectar répandu sous les tables

Aux enfants qui tombent pour l’amour d’une idée

 

Rêve-ô-lution

Aux discours exaltés aux masses soulevées

Au courage de ceux que tu hisses au pinacle

À la splendeur et la grandeur du défilé

 

Rêve-ô-lution

Qu’ils ne trahiront pas les leurs les tiens

Que gloire gain pouvoir

N’auront pour eux ni saveur ni attrait

Rêve-ô-lution

Que les enfants des disparus sous les bombes la mitraille

Sous les tanks sous les pierres tèteront le sein de ta gloire

Salueront l’arbitraire avec leurs morts piqués

Sur le cœur comme des médailles

Rêve-ô-lution

Que ta chanson ne soit jamais corrompue détournée

Rachetée revendue rêve ô rêve

Que les hommes n’y préfèrent

L’air mielleux de la lâcheté

 

Rêve-ô-lution

Que tous ceux qui transiteront par tes tribunaux

Y reconnaîtront une justice incorruptible

Hissée à la hauteur d’idéaux dont jamais

Tu n’aurais à rougir

 

Que la simple évocation de ton nom fasse éclore

La grande vérité cette épine à tous les fronts

Que certains s’empresseront

De nommer couronne

 

Rêve-ô-lution

Au nom du peuple

Rêve et amuse la cour

Chante-ô-lution

Et trinquons à nos rêves

De joyeux bouffons

 

 

(extrait de Pandémonium II, livre d’artiste)

 

 

 

 

 

 

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