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Oumar LY
Nacionalidad:
Senegal
E-mail:
Biografia

Oumar LY

Oumar LY, professeur d’Education Physique au Lycée Ameth FALL de Saint-Louis, titulaire d’une Maîtrise es STAPS. Directeur diplômé de Collectivités éducatives, artiste plasticien et promoteur culturel, poète auteur de deux manuscrits. Coordonnateur national des l’Association C.L.E (Cellule de Loisirs et d’Expression) qui œuvre pour la promotion de la jeunesse. Infographiste et encadreur spécialiste de presse scolaire. Membre du C.E.P.S (Cercle des Ecrivains et Poètes de Saint-Louis).

 

A toi femme !

A toi femme ! Ame du monde

Miroir de notre moi flétri

Soleil de mon regard éperdu

Douceur de mes nuits d’angoisse

Couleur de mon âme jouissante

Tiédeur de mon cœur somnolent

Odeur d’éther Saveur d’éden

O toi douceur du monde

Quand la douleur ternit les cœurs

Lumière de la terre nourricière

Espoir de nos ternes soirées

Tu es le feu qui allume nos foyers

Illumine nos cœurs et

Ravive notre belle espérance

Tu es vie, la vie qui donne la vie

Au prix de ta vie et au prix de ton sang

Ce sang irradiant qui inspire l’amour

Le bonheur et la bonne humeur

Le courage et la rage de vaincre

Ta faiblesse est certes la rançon de ta tendresse

Ta noble tendresse qui nous dresse et redresse

Sur les chemins tortueux et ennuyeux de cette vie

Que deviendrons-nous sans toi ?

Voilà pourquoi nous te fêtons en ce jour

Mais depuis toujours et pour toujours

Afin que nous puissions t’aimer toujours

Encore et nous faire pardonner des excès

De notre genre, notre bel ego !

Merci et bravo à toi Femme !

Oumar LY

                                                        Ce 8 mars 2012

 

 

 

 

Nelson ROLIHLAHLA !

MANDELA, héros de là

Homme de l’au-delà

Bonheur des épris de la bonne loi

Honneur de l’Afrique meurtrie,

L’Afrique désolée et naïve :

Bourbier de ses rejetons

Grenier de ses fossoyeurs ;

 

L’Afrique affable

Arable et taillable

A bon marché

Avec ses forêts immenses et fertiles

D’où professent tous les bons prophètes

Du haut de leur chaire de prestance

Par-dessus nos chairs de pestilence.

 

Nelson tel un tesson de braise

Sous les pattes de l’envahisseur !

Nelson tel un surin sobre

Sur la silhouette suintante du sinistre Sphinx,

La laminant avec rage depuis des lustres.

 

MANDELA !

De ses origines guerrières

Des Zoulous Khosas si fiers de leur terre

ROLIHLAHLA !

De son combat épique

Pour tirer son peuple de l’histoire tragique.

 

Quelque part, comme nulle part,

Au Cap d’un monde à part

On tuait l’homme à petits feux

Sous l’œil complice  des« gendarmes du monde »

On assassina l’espoir au grand soir,

D’un peuple dont on bafouait religieusement l’histoire.

Pour ce peuple et pour l’humanité tu ressuscitas l’homme

Au nom de la liberté.

 

Non ! Par l’histoire !

Mais non ! Pour la mémoire !

Chaka n’était pas…

Tout au moins il n’était pas qu’un tyran illuminé

C’était plutôt un puissant homme d’Etat,

Un chef militaire fin stratège

Le symbole de notre histoire politique

Jadis si dense et si riche.

 

Que l’on ne nous invente point une histoire

Nous connaissons bien la nôtre et nous en sommes fières

Comme nous le sommes aujourd’hui du vieux lion

Qui rugit encore et pour toujours dans la savane verte

De notre cœur si jeune et si fragile

 

                                                (Notre pensée pieuse à la mémoire de Steve BIKO

                                                      et de tous les jeunes martyrs de Soweto)

 

                                                                                          Oumar LY, Septembre2003

 

EXTASE

 

En pleine effervescence j’exulte ma substance,

De ma naissance je clame mon innocence

Par ma plume je décrie mes souffrances

Sans écume je dégueule mes sales pitances

La poésie telle une pulsion

M’aiguillonne dans tous les sens.

Au cœur de ma belle passion

Je voudrais partager mes folles romances

En pleine frénésie mon corps perle de larmes chaudes

Mais sacrées comme le sang bouillant du blanc bélier

Au bout de la lancinante lame du sacrifice.

Ma peau pâlit sous le choc et pue fraîche

Une odeur tiède de rosée au printemps levant

Tandis que mon cœur ébranlé d’hérésie toute nouvelle

Frémit d’angoisse devant l’impasse superficielle

Des froides sentences du commun des mortels,

Juge impitoyable de mes saines tendances.

Lorsque je dis sans ire ni rire

Les dires sombres de mon cœur qui s’étire,

Pas question de lyre pour célébrer mon tir.

Mais borné par ses désirs, il me colle ses délires

Comme pour se mirer si orgueilleusement de mes faiblesses

En s’écoulant tout doux

Sous mes jambes immatures et frétillantes d’innocence :

Bah ! La jeunesse !

Se hasarde-t-on, tout en finesse.

Ah ! Le passé, toujours tout beau !

De mes répliques de jeunesse :

Heureux qui l’aura vécu

Pour le conter telle une belle épopée

Certes oui! La vie est un long combat,

Que celui qui survit, parce qu’il aura survécu,

Chante sa gloire au soir des histoires épiques.

Mais hélas ! Que celui qui a hiberné

Si longtemps dans les profondeurs

Tel un vieux sondeur de mines

Puisse remonter les hauteurs,

Pour exhumer avec fierté ses vieilles douleurs.

Afin qu’il retrouve son âme purifiée

D’une belle cure cathartique.

…………………………..

La poésie telle qu’elle se pose en moi.

                                                            Oumar LY, août 2001

 

Saint Louis du Sénégal (Ndar)

 

NDar ou l’étendard de mes rêves !

De mon regard naïf sur ses vieilles bâtisses

Je garde l’image ringarde

De mes souvenirs d’enfance,

De ses ruelles étroites et chaleureuses

Fardées d’épatants cubes fenêtrés

Savamment agencés sur une droite ligne,

Avec ses balcons longs aux bois marron

Sur lesquels haut-perchées, les « Signares ».

Par les vents doux pendant l’hivernage

Des chambres épanouies et souriantes

Laissant béantes leur gueule de nymphe

D’où perlait si souvent une halène alléchante

Odeur de musc, odeur de benjoin, saveur de kawsar :

Ces « némali » « gawé » racines d’amour

A faire frémir  le mythique « Gouy Céddëlé »

Encore NDar !

Et ses hauts minarets indexant le Ciel,

Qui grommelaient chaque soir les célèbres cantiques,

Comme pour exorciser, peu avant la nuit,

Les âmes convalescentes du mal des ténèbres.

Je me rappelle encore ces quartiers hybrides,

Aux allures à la fois rustiques et modernes,

Aux noms pittoresques et symboliques :

Soundooné, Loôdo, Santhiaba

Guet Ndar, Soor, Diamagueun,

Ou encore Léona, Lébar…   

NDar la mondaine !

Chantre  des « ribidiong »

Nid des fêtards

Pendant Noël,

Au goût des pétards

Qui tonnent encore tard,

Aux soirs de « Fanal » ;

Ces belles « Signares » ressuscitées

Qui entonnent alors de belles élégies,

Dignes de l’épopée des grands dignitaires

……

NDar la voilée ! Par les soirées d’hiver,

A la croisée des brises du couchant :

Brises maritimes,

Brises fluviales,

Brises continentales,

Odeur de vent, couleur cendre,

Couleur de vent, odeur de cendre,

Qui balaient les vieilles tuiles ocrées,

Ornées d’incarnadine,

Parsemées tantôt d’épars nids d’oiseaux.

Chaque soir,

Au-delà des toits fumants,

Sur  les dômes des églises et des mosquées,

Sur la berge de l’île, au faîte des grands filaos :

C’est la foire aux alouettes,

Le vent chante, le vent chuinte,

La brise hurle, la brise hulule.

                           ... à suivre!

 

                                       Extrait de mon poème (inédit) "NDAR"

                                       Dakar, Août 2001

 

 

 

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