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Aim NOUMA
Nacionalidad:
Francia
E-mail:
aime.nouma@gmail.com
Biografia

Aimé NOUMA

Originaire du Cameroun, Aimé NOUMA arrive en  France à l’âge de cinq ans.

Très tôt attiré  par l’écriture , il attendra sa première rencontre avec le Slam pour pouvoir exprimer  en poésie et sur scène son univers  personnel captivant.

Grâce à sa verve et sa gouaille toute parisisienne, il est d’ailleurs surnommé “le Black Titi de Panam” dès sa première apparition sur une scène slam en 2004.

Entre 2005 et 2008  il est producteur et animateur de la première émission dédiée au slam  intitulée “SLAM’Parle de...” sur la chaîne La Locale TV, il se voit aussi appelé “Slameur2coeur” pour ses nombreux actions et engagements dans des actions caritatives : Archange Solidarité,Téléthon, Sidaction,Médecine Chirurgie Cardiaque, Orphelins d’Haïti, Aids 93

-Il est l’auteur et l’interprète du Slam  “Tous plus fort que tout”

Hymne officiel du Téléthon 2009

En 2011,Il est l’auteur du Slam “La Drépanocytose ça vous dit quelque chose?”

interprété par un collectif de célébrités.

En mai 2013 enfin paraît aux éditions Universlam son recueil de poésie/Slam

“Les Pleurs du Mâle”

A l’heure actuelle Aimé NOUMA anime  chaque vendredi une chronique dédiée à la poésie dans l’émission COULEUR PIMENT sur la webradio www.music4live.fr


LE GONZE DU 11


La première fois que j’ai mis  les pieds dans ce quartier,

il y marchait encore des tas de vieux petits métiers:

Remouleur, Coutelier, Ramoneur, Vitrier!

que tout nouveau parigot, je découvrais grâce à Charlotte:

une belle black bimbo, chaude, super hot

avec laquelle je faisais la bête à deux dos,chaud duo

en haut de la rue de la Roquette.Donc à l’aise dans mes baskets

je ramonais ma fraise dans le quartier et c’était chouquette:

Trop chouquette, même les vendredis, ces jours bénis-maudits

où du début de la soirée jusqu’au fin fond de la nuit;

d’incessants et assourdissants cortèges de motards:

Gros cubes, bécanes trafiquées,scooters,

bleues ,pétrolettes,solex et side-cars

vrombissaient et pétaradaient de loin en loin , de proche en proche

pour venir faire la bamboche sur la place de la Bastoche .
Bamboche qui consistait à chiner des pièces  motos à bas prix

et à tourner toute la nuit à grand bruit autour du pauvre génie assourdi .


Je suis un gonze du 11 par adoption

ça c’est pssé sans préméditation:

Le triangle Bastille, Voltaire , Nation

est devenu comme qui dirait ma pension.


Avec Charlotte , je ne faisais toujours que passer

baisser sa culotte, l’aimer, l’aimer puis tracer

vers des coins moins bruyants, plus modernes

pour tâcher d’y étancher ma soif d’aimer jamais en berne.
puis les hasards de la vie, les doux yeux d’une Susan,

ses formes, son minois joli et sa flamme partisane

ont fait qu’après quelques temps... Un ou deux ans

je reprenne mes quartiers dans l’arrondissement.

Passage Thiérré pour être plus pré-cis

donc toujours tout près du génie

qui cette fois prê-tait l’oreille à notre idylle jours et nuits

car les temps avaient changé,le 11 s’était mis à bouger

avec comme nouveau son  de cloche,

un projet d’Opéra place de la Bastoche.
Fini ! Obligé terminé !

Les raids de motards et les tas de vieux petits métiers,

Les loyers- loi de 48 avec WC- toilettes sur le palier.

Le prix du mètre-carré devait grimper raide dans le quartier

car démarrait le règne des commerces et des gens branchés.
Lofts, ateliers, duplex, triplex s’achetaient  même à l’arraché.


Je suis un gonze du 11 par adoption

ca c’est passé sans préméditation

le triangle Bastille-Voltaire-Nation

est devenu comme qui dirait ma pension.


J’ai tiré et fait beaucoup de coups dans ce quartier,

peut-être pas quatre-cents ni même la moitié ,

mais j’y ai vécu amours et amitiés,

y ai pris mon pied et y ai pris pied.
Big Up à la Big Linda de la rue Sedaine

ce haut lieu d’une diaspora juive tunisienne

qui a vu  l’Empire du Milieu ,semaine après semaine

s’approprier les lieux, les murs , le domaine.



Je suis un gonze du 11 par adoption,

ça c’est passé sans préméditation:

Le triangle Bastille-Voltaire-Nation

est devenu comme qui dirait ma pension.

 

Mon blase


un prénom propre qui n’a rien de commun,

prénom qui parle et vient du coeur humain.


On m’appelle comme ça depuis que j’suis né

Bien avant même que je n’ai montré le bout du nez

Boudiné comme un bon gros bébé, un beau baigneur

Né donc vainqueur que ne peut snober aucun moqueur


Aimé, Aimé, Aimé, Aimé, Aimé, Aimé, Aimé

Ça c’est mon blase depuis le bas-âge

Un label, un message qui -je me cite- nécessite du courage  

Du vrai cœur à l’usage

Et que j’ai dissimulé pendant mes années d’apprenti-sage

A l’écoute du mal qu’on peut bien faire à son nom, à son image


Car c’est mon blase, j’dois être en phase avec mon blase

J’veux être en phase avec mon blase, mes sens en phase,

Mais sans emphase car c’est mon blase, car c’est ma base


C’est mon ancrage qui fait couler de source l’encre dans mon sillage,

Qui fait papillonner des cils les sages ou  les pas sages

sylphides sur mon passage

Qui fait japper les gens qui jasent, qui jactent

parce que du mal, j’ai tourné la page

C’est mon encre, sympathique ou non, comme un oui ou un prénom

Ce simple article aux rayons multiples des appellations

Qui  peuvent paraître être le sommaire

De certains traits de caractère, ou de tout leur contraire.

Mais sinon  le prénom assume et assure toujours ses fonctions

Personnaliser ton nom et te relier à ton Saint Patron –

N’imagine pas qu’on te l’a donné par égard ou par hasard

Et que tu ressusciteras parce que tu t’appelles « Lazare ». Gare!

Car j’ai connu des “Marine “aux yeux bleu clair qui avaient le mal de mer

Et des “Celeste”terre à terre qu’on avait du mal à faire taire


Mais c’est mon blase, j’dois être en phase avec mon blase 

J’veux être en phase avec mon blase, mes sens en phase,

Mais sans emphase car c’est mon blase, car c’est ma base

Et y’a plus naze comme base.


Aimé, Aimé, Aimé, Aimé, Aimé

Une résonance sonore dans la résidence des humains

Résonance qui s’honore dans le réseau dense humain.

C’est très grisant quand on m’appelle ou que j’m’appelle

Et dégrisant quand ce que j’épelle m’interpelle

Chaque fois que je me l’épelle : je me les pèle.


a….. i…..m…..é

a.i........m.é

haï..... aimé


Oui c’est comme ça qu’ça s’écrit et on entend un ou deux cris

Le premier « haï » est proscrit,

Le deuxième « aimé » est prescrit et même dernier cri .


Haï / Aimé, juste comme n’importe quel être humain

Auquel il importe juste de faire son chemin




    Mais c’est mon blase, je veux être en phase avec mon blase

mes sens en phase mais sans emphase

car c’est mon blase , car c’est ma base!

                                                           Aimé NOUMA    

 

Laure loge dans le quartier de l\'horloge


Grande , belle, blonde, lunettes en écaille

Sourire blanc émail, le cheveu en bataille

Couleur de paille mais l\'air d\'avoir de la maille

Laure était chaude, chatte, chatoyante


Rencontre d\'un soir aux Bains dans un bain de foule

"j\'te plais, c\'est cool!tu m\'plais, ça baigne, ça roule

Des pelles avec entrain, enlacés dans un coin

Des gros palots, des patins.Mains sur les seins

Montée de houle:main sur le boule

My lord!, Laure prend les choses en main

"tu sais j\'habites pas loin!"trop cool

Ciao les bains! Ciao la foule

 Arrivederccho faut que la suite se déroule

 

A cheval entre le Marais et Les Halles 

et aussi entre ses souhaits et la morale

dans un loft au décor et au confort dignes d\'éloges

Laure loge dans le quartier de l\'horloge

 

Rencontre d\'un soir qui dure des jours des nuits

joue contre joue , jouir, roucouler de plaisir à l\'envi

On ne s\'était pas vraiment mis à la colle

mais on se la jouait cool, Laure se disait de la vieille école

"La vie comme elle s\'écoule!"

Stock de capotes éclaté, d\'un commun accord

plus de condoms plus de latex dans le duplex

juste le gros bout d\'homme dans le con ,dans le corps de la femme-sexe

 

A cheval entre le Marais et Les Halles 

et aussi entre ses souhaits et la morale

dans un loft au décor et au confort dignes d\'éloges

Laure loge dans le quartier de l\'horloge

 

je ne doutais pas une seconde du côté glamour de notre histoire

car temps minuté, elle était toujours à la bourre en retard à nos rencarts

et quand je l\'ai débarquer comme une fleur au Bazar

Je lui ai dit rigolard:"laure , c\'est rare, t\'es en avance , c\'est pas l\'heure!"

Elle a pris ses distances et m\'a dit."J\'ai du retard!"

je n\'avais rien compris à son histoire d\'heure

mais c\'est vrai qu\'elle était pâle quand elle s\'est mise à me par-

ler de son cycle, de la lune ,des marées pas arrivées

de son véto d\'avorter, de se priver

 d\'un  rayon de soleil qu\'on saurait élever

moi j\'avais du mal à tout avaler, surtout la pilule oubliée

 

A cheval entre le Marais et Les Halles 

et aussi entre ses souhaits et la morale

dans un loft au décor et au confort dignes d\'éloges

Laure loge dans le quartier de l\'horloge

 

Et son horloge biologique lui montre, lui indique en toute logique qu\'il est l\'heure

au cadran déjà 32 printemps et à peine une fois une fausse couche au compteur

Côté coeur, trois maîtresses, une bonne douzaine d\'amants, rien ne presse

mais il est l\'heure pour Laure qui se sent mûre, parée sereine pour être mère

sans même passer devant monsieur le Maire,et même sans même de père

car si je ne donne pas une réponse dite d\'homme à son ultimatum 

de femme seule mais ultra autonome et bien fini le baisodrome

et pour le bébé, je chuterais du statut de père à juste généreux géniteur.

Et ta soeur, Elle bat le beurre?Tu veux le beurre et l\'argent du beur, 

Le noir et le rayon de soleil du noir:mais va te faire voir!

 

A cheval entre le Marais et Les Halles 

et aussi entre ses souhaits et la morale

dans un loft au décor et au confort dignes d\'éloges

Laure loge dans le quartier de l\'horloge

 

Finalement les marées de Laure sont arrivées

 et on aurait pu facile, se retrouver

 se reconcilier, Oui j\'aurais pu faire mine d\'oublier

mais maintenant que je l\'avais démystifiée

je ne pouvais plus m\'y fier

 je la trouvais,pas vraiment folle à lier

mais un peu détraquée 

comme l\'horloge du quartier


Mais qui sont donc ces dames ?


Mais qui sont ? Mais qui sont  ?

Mais qui sont ? Qui sont  donc ces dames

qui ont donné leur nom aux stations du tram ?


Des femmes d’envergure ,des femmes d’exception ! Des dures !

Des femmes ayant vécu leur vie avec passion,c’est sûr !

En exerçant même pour certaines d’entre elles ,des professions

en ces temps là, exclusivement réservées aux hommes

et pas n’importe lesquels : Aux têtes brûlées,aux surhommes,

aux  couillus,aux casse-cous ,aux As des As comme

cette belle paire... de pilotes de l’air .Oui deux aviatrices,

l’une d’origine belge et l’autre française

et toutes deux tout  autant à leur aise

aux commandes des ailes branlantes des vieux coucous à hélices

et autres drôles de machines volantes

de l’époque de l’entre-deux-guerres

Des femmes téméraires, non point  des pions mais des pionnières !

Témoin cette aventurière extraordinaire,exploratrice-née et originaire

de Saint Mandé ,qu’enfant déjà nulle peur de l’inconnu n’inhibait

et qui par la suite devint “the specialist” de l’Inde et du Tibet

après avoir escaladé mainte fois l’Himalaya,, l’Everest ,l’Annapurna

chaque fois pas à pas dépassant ses sherpas

avant d’atteindre, de dépasser son  centenaire.

restant toujours vive, d’aplomb et volontaire.


Mais qui sont ? Mais qui sont ?

Mais qui sont ?qui sont donc ces dames

qui ont donné leur nom  aux stations du tram ?


Des femmes phénoménales,

Des femmes d’une immense renommée mondiale

acquise grâce à des performances et des talents

les mettant au  tout premier plan.

Des stars et/ou des déesses du stade, à l’instar

de cette championne nationale du tour du stade .

Athlète blanche  surnommée Coco,

en finale olympique ,un jour d’été à Mexico,

Et soudain Coco mettant le turbo,

la médaille d’or,l’arrachant, la décrochant  ! Cocorico !

Big Up aussi pour cette très belle comédienne  née à Beyrouth ,

Brillante actrice à la ville, doublée sur les routes

d’une ardente militante féministe,

d’une fervente activiste

dont le feu,la vista ,la beauté  et le jeu furent magnifiés sur grand écran

par des metteurs en scène comptant parmi les plus grands..

Des femmes légendaire,du genre de cette divine diva afro-américaine

Fabuleuse chanteuse, virtuose de scat et de jazz, jadis consacrée reine

que l’on surnomme encore jusqu’aujourd’hui  sans contredit

“The first Lady...”


Mais qui sont ? Mais qui sont ?

Mais qui sont donc ces dames

qui ont donné leur nom aux stations du tram ?


Des femmes de grande classe,des guerrières peu dociles ,des égéries

du style de Tante Rosie: Cette petite couturière du sud des Etats-Unis,

qui un jour,se trouvant trop lasse pour jouer  la domestique

ou  l’Oncle Tom dans le bus bondé et raciste de l’Oncle Sam,  

fut par son acte de résistance héroïque ,la flamme

qui mit le feu aux poudres,d’où résultèrent les droits civiques .

De grandes âmes

comme celle de cette aristo et grande dame

fondatrice de  l’Hopital de la Croix-Saint Simon

ou telle celle de  cette féministe d’avant-garde

auteure et journaliste  et dont  l’histoire ne garde

que le prénom.


                                          Aimé NOUMA


Je pense que vous avez reconnu les personnalités féminines qui ont donné

leur nom aux nouvelles stations du tram est-parisien le T3 entré en service en décembre dernier




-Adrienne Bolland , Maryse Astié                       (aviatrices)

-Alexandra David-Néel                                         (exploratrice)

-Colette Besson                                                    (athlète)

-Delphine Seyrig                                                   (comédienne)  

-Ella Fitzgerald                                                     (chanteuse)

-Rosa Parks                                                          (couturière)

-Marie de Miribel                                                   (fondatrice hôpital)

-Séverine                                                               (auteure-journaliste)


J’espère que ce petit texte vous a plu et vous a amené à vous intéresser davantage à la vie de ces femmes,ces dames .


Par exemple:des 2 aviatrices , laquelle est d’origine belge ?




Mais kissons

mais kissons

mais kissons donc ces dames

qui ont donné leur nom aux stations du tram?



 

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