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Mame Ngon Faye
Nacionalidad:
Senegal
E-mail:
Biografia

Mame Ngoné Faye est née en 1988 férue de littérature depuis sa plus tendre enfance. Son âme s’est éveillée à l’univers poétique en 2002, à la découverte des Fleurs du mal de Charles Baudelaire, son père spirituel. En 2011, elle publie son premier recueil, Épaves oniriques paru aux Éditions Harmattan. Diplômée d’un Master en Droit Privé et Marchés Financiers, elle préfère finalement se consacrer à sa passion.  

 

Rêves enfouis

 

 

Les nuits assassinées un matin me reviendront.
Je les attendrai, debout à côté de mon lit. Avec elles sera le monde et son vaste vide.
Pour déposer sur mon lit défait un dernier rêve ; le rêve de toutes les fins. In fine...
Je sais déjà le survol du long cortège du temps, du monde et des saisons.
J’irai me confondre aux couleurs des peuplades silencieuses qui cheminent depuis toujours vers la liberté.
Je remonterai les fleuves et les rivières de l’enfance pour retrouver la source de l’innocence, comme au premier matin le premier soleil.
Je chercherai dans les tumultes les chants oubliés au bord des peurs…

Je vois déjà mon survol au-dessus du temps. Les rêves enfouis apparaissent…indélébiles empreintes.
Devant, un monde muet se meut…et se meurt.

Alors me restent les amours !
Je leur ai laissé le soin de me guider, même dans mes rêves !
Mes rêves enfouis…

 

                                                       Colère

 

Qui suis-je que cet Homme qui espère la mort,

L\'attend, la regarde, la séduit et en fait son arme ?

Qui suis-je que cet Homme encore déçu de la vie ?

La mort ainsi que l\'on pourrait donner ?

Plus facile qu\'on ne saurait le croire !

La mort comme une solution aux maux de la vie.

La mort que l\'on souhaite à l\'autre.

Mais qu\'on regretterait presque s\'il n\'était pas lui.

La mort ainsi que l\'on projette expiant la souffrance,

Sa propre souffrance indéfinie et pourtant si claire,

De l\'exploitation quotidienne de cette pression intense,

Qu\'on fait porter à l\'autre et qui l\'écrase,

Jusqu\'au sursaut de l\'âme qui rejaillit comme une bombe,

Enfin l\'éclatement de la haine et de la violence d\'autrui,

Sur soi et qui finit immanquablement par exploser sur lui.

Finalement autrui n\'est que le créateur inconséquent,

Celui qui se détruit par la « mise à mort sociale » de l\'autre,

Et l\'autre qui détruit autrui par « sa mise à mort biologique ».

 

Qui suis-je que cet Homme qui cède à cette société,

Qui ne sait pas mettre là où il le faudrait le poing,

Ce poing de la force publique au secours de l’opprimé ?

Qui suis-je au regard de cette force publique asservie ?

La mort comme moyen d\'expier les fautes des puissants.

La mort comme dernier recours, les barricades, les geôles.

La mort comme arme ultime des citoyens contre l\'oppression.

La mort contre la loi, contre l\'injustice civile, économique.

La mort c\'est le dernier moyen mais le seul qu\'on laisse.

La loi n\'est déjà plus rien devant le besoin impérieux,

Vivre enfin débarrassé de ces bourreaux du quotidien,

Enfin pouvoir lui exploser la gueule, lui arracher les tripes,

Enfin pouvoir lui briser les os de chaque membre,

Enfin le regarder agoniser, perdre son sang, mourir à feu doux.

Enfin le tenir dans le creux de sa main et pouvoir le laisser crever.

La mort et son pouvoir intense, celui d\'être enfin le bourreau.

La mort dénie de toute philosophie, penser, repenser au moyen,

Examiner les faits, se savoir capable, en secret, se connaitre.

Connaitre la route qui mène à la puissance, l\'ombre et le tonnerre.

 

Qui suis-je que cet Homme en colère prêt à investir l\'enfer ?

Je ne suis qu\'un Homme exploité, découragé par la bêtise humaine,

Qui ne saurait pas mieux faire qu\'égorger tous ces cons.

Mais qui par humanité leur donne chaque jour encore,

Une journée de plus pour se racheter, et qui ne perd pas l\'espoir,

Enfin jusqu\'à ce jour ou usé de pardon, il deviendra la bête…

 

 

Dépression

 

"La dépression est le bonheur d’être triste"

Disait Hugo, paradoxal, dans sa sagesse.

Elle aime à se poser sur l’épaule des artistes

Tel un corbeau luisant, les choyant de détresse.

 

Débroussaillant leurs âmes de ces vaines lubies :

L’attrait du matériel, des choses superflues,

Le corbeau de passage aux yeux couleur rubis,

Aux serres bien plantées dans la chair des élus.

 

Leur sang noir coulant sur des marbres gothiques,

Ruisselle et se répand aux confins de lumière,

Les dépressifs se meurent à leurs choix hérétiques

Et retournent lentement à des sources premières :

 

A l’imagination, à la joie créatrice,

Où les elfes et les fées sont plus vrais que nature,

Au monde dit invisible et pourtant la matrice

De mille joyaux sans prix, du réel l’ossature.


 

 

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