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Hilmi M Dawood
Nacionalidad:
Irak
E-mail:
dawoodhilmi@yahoo.com
Biografia

1-
La Rue Kifah
Dans la Rue Kifah : Je suis né, j\'ai grandi, j\'ai appris à aimer Bagdad, j\'ai appris à aimer la vie, j\'ai appris à être fidèle à mes amis et grâce à la spontanéité et à la simplicité de ses habitants, j\'ai appris à respecter la vie des pauvres. Certes, j\'y ai aussi appris à être amoureux grâce aux belles filles charmantes et séduisantes de ses quartiers. J\'y ai vu grandir ses enfants qui sont devenus hommes et femmes, biens et mauvais, importants et marginaux dans la vie. J\'y ai connu la souffrance et le bonheur, la déception et l\'espérance.
Depuis que j\'ai quitté Bagdad les visages des gens que je connaissais dans cette rue ne cessent de défiler dans ma mémoire. Je pense à eux tout le temps et je me pose constamment la question : où sont-ils maintenant ? Que font-ils en ce moment là ?
Je recevais de temps en temps des coups de fil des amis que j\'avais quittés dans ses quartiers. Je les appelais aussi. Je leur demandais toujours des nouvelles des autres et comment allait la situation là-bas. Ils disaient que tout allait bien. La réponse me rassurait, mais une crainte me piquait quand même le cour. Je savais qu\'un jour ça devait arriver.
En avril 2007 une forte explosion frappe cette rue. Elle frappe précisément l\'intersection du Souk al Sadria et celui d\'al D\'ahana où se trouve mon école primaire \'\' Al Ghafikiya \'\'. Quand je prends mon téléphone pour appeler mes numéros de Bagdad, je trouve que beaucoup se sont tus. Le seul numéro que je peux avoir après des mois du jour de l\'explosion m\'explique pourquoi mes numéros préférés ne se sont pas décrochés ce jour-là.
A eux donc je dédie ce poème et à ceux qui sont encore là. Pour vous mes chers amis et mes chères connaissances je récite mes larmes.
Depuis que l\'Irak s\'est éveillé
La Rue est attachée à sa peur
Je la vois, maintenant cette rue
Revenir d\'un rêve lointain
Mais, aucune lumière n\'est à sa trace

Là-bas est mon école
\'\' Al Ghafikiya \'\' qui renvoyait un jour
Les cris de ma mère dans la pluie
Le fils de sa chair est secoué par la voix
Ses doigts collent sur les murs
Et sa peur fond
Mais, ni l\'ombre de ses doigts plie,
Ni se calment les pleurs de ses regards

Dans la poussière de l\'été
A l\'ombre du mur courbé dans la ruelle
Ses regards se fixent sur le soir
Au fond du grand café
Il aperçoit \'\' Hashim \'\' assis dans son fauteuil
Et Le petit \'\' Adnan \'\' qui offre le thé
Sa voix profonde monte dans l\'air :
\'\' Boisson froide\'\', \'\'boisson froide\'\'
Qui veut refroidir son cour de la chaleur de Bagdad ?
Et lui, bat son cour pour le petit morceau de dessert
Il avale la pourpre de la chair
Et lèche le nectar

Maintenant,
Ou il y a des heures,
Ou il y a peut-être des années
Avant que les enfants du quartier s\'en aperçoivent
La lumière éclate dans l\'air
Et étale la mort
Sur le trottoir

Maintenant,
Ou il y a peut-être quelques heures
\'\' Al D\'ahana \'\' ouvre sa bouche
Les Mongols en sortent
Ils chantent
Ils ont à la main le pain des orphelins
Ils en mangent avec le sang du trottoir

\'\' Al Ferdows \'\' est réveillé
Sa cour est remplie des spectateurs
Qui cherchent la porte dans les souvenirs
L\'écran blanc est déchiré par les éclats
Les acteurs sont chutés dans la salle
Sur le sol, flotte une marée de couleurs
Et dans l\'air, s\'enfume la poudre de la lumière

Dans la rue \'\' Rashid \'\'
La nuit se ferme
Et la lumière se retire
Parmi les corps écroulés
J\'ai roulé mes souvenirs pour saisir une voix
Mais rien, sauf la poudre de la lumière qui lèche les façades

Demain, je te verrai mon ami
Et de nouveau,
Nous boirons les mots
Nous brûlerons le reste du temps
Nous penserons au pays qui s\'enfuit de nos rêves
Et enfin, sur le chemin :
Nous nous dirons : \'\' à dieu \'\'

Ô rue \'\' Kifah \'\'
Es-tu réveillée par le son du tonnerre ?
As-tu vu les éclaires ?
Ta sour \'\' Al Sadria \'\' appelle ses magasins
Et remplit des larmes ses ruisseaux

Dans cette ruelle-là
Le jujubier est encore dressé au jour
Il fait tomber ses fruits dans la poussière de l\'été
Et envoie ses feuilles au vent

Dans cette ruelle-là
L\'enfant de \'\' Al Iwaïna \'\' court
Il joue dans \'\' al Tissabil \'\'
Entre lui et la rue sont des mots
Et une innocence de cour

Il est maintenant par terre
Déchiré
Autour de lui sont les souvenirs
Et un bouquet de printemps
Où un petit rêve se cachait
Mais, sans qu\'il s\'aperçoive
Ce rêve se lâche de sa main
Et fond dans la rue

Ô la rue de l\'enfance
Combien je voulais te voir rajeunir
Combien je voulais te voir en robe blanche
Tes maisons brunes n\'ont jamais fermé les fenêtres contre le soir
Elles tissent encore des contes sur la chair douce de la nuit
Et elles dorment enfin
Inaperçues par l\'aube
Et par les chuchotements des passants de nuit

2-

Le retour est toujours un début d\'un nouveau départ

Me voilà revenir
Te voilà enfin chez toi
Sur tes joues, tu enlèves la poussière
Dans ta voix, les paroles font une verdure ronde
La lumière rampe ton visage
Et la Terre tourne dans tes mains
Tu as peur !
Mais tes yeux n\'échapperont jamais à la beauté

Dans l\'infini, l\'horizon enlace les couleurs
Et dessine la forêt
Les regards s\'arrêtent sur une image
Et s\'absentent soudain dans le départ
N\'appelle donc pas la Terre aux regards
Et laisse-la tourner
Car sont infinis les vérités,
Le temps et les souvenirs

Les caravanes partent
Le vent ne se fatigue pas de soupirer
Et moi, pour que je dorme
La nuit ne se réveille pas de son obscurité

Me voilà revenir
Je me lasse de ma peur
Du vin de la nuit
Des poèmes qui ne rêvent plus avec moi
De l\'enfance qui se perd en toi

Me voilà revenir
Mes yeux ont soif
De ton visage voyageur
De la voix qui s\'incline sur tes paroles
Du rêve qui se cache dans la folie et les couleurs

Me voilà revenir
Et pour me sauver du temps
Je retiens le vent
Mais sans que je m\'aperçoive
Je tombe dans tes mains

Ô frère
N\'abandonne donc pas la distance
Si le temps se réveille
Il se souviendra de toi

3-

Le chapelet de l\'aïeul

Comme le chemin de mon pays
Où s\'en va l\'éternel voyage
C\'est à son écho que la voix retourne

Dans l\'infini de la distance
Nos valises sont éparpillées
Et nos regards vers une seule question se dirigent:
Le temps se reposera-t-il un jour ?

Dans l\'air
Tout s\'illumine
Même les mots qui tombent de nos mains

Sur le lit de l\'aïeul
La vieille mélodie s\'affale
Et se réveillent les soupirs

Si proche de mes yeux
L\'Abayia de ma mère s\'envole
Et se noie dans mes souvenirs

La grande mémoire a peur
Car les sages de la ville se sont tus
Mais dans mes mains l\'aïeul récite son chapelet
Et me dis :
\'\' Va dessiner de ses grains les yeux de la ville !\'\'
J\'ai peur quand la voix chuchote
Où va l\'aïeul ?
Où cache-t-il son chapelet ?

Dans les livres d\'histoire
Je dessine la pluie,
Et une cheminée
Je rêve des poèmes que je n\'ai pas écrits
Sur mes pieds nus
Je disperse le centre des jours
Et je regarde enfin par la fenêtre
Voilà que j\'aperçois, dans la cour de la maison
L\'aïeul semer les grains du chapelet
Et de loin
J\'entends la voix de ma mère
Revenir enfin, accompagnée par le soleil et les nuages

Voici la maison qui grandit quand je ne la regarde pas
Pour ne pas mourir,
Les chants y dorment

Le chemin est long mon ami
Ne regarde donc pas mon âme
C\'est au ciel que j\'ai confié le rêve
Et à la terre les souvenirs
Mais sans le corps qui, lui, chemine vers d\'autres inconnus

Mon ami
L\'absence est toujours là
Et, si intime qu\'elle soit
Au fond des couleurs
Elle s\'égalise avec le présent

Mon ami
Arrête tes rêves
Et reviens à la maison
Ma mère fait le thé pour l\'aïeul
L\'aïeul toujours récite son chapelet
Et moi
Sur le lit de l\'aïeul je m\'ensommeille





biografia:

حلمي مراد : شاعر وصحفي من العراق . نشر العديد من القصائد في الصحف العراقية والعربية خلال فترة التسعينيات . حصل على شهادة البكالوريوس في اللغة الفرنسية من كلية اللغات جامعة بغداد عام 1998 . عمل بعد ذلك استاذا للغة الفرنسية في ذات الكلية لمدة عام واحد لينتقل بعدها لتدريس اللغة الفرنسية في المعهد الثقافي الفرنسي في بغداد حتى عام 2005 . أكمل دورة تدريبية للترجمة الأدبية في مركز الترجمة والد راسات الأدبية في مدينة آغل في جنوب فرنسا عام 2001 ، ترجم على أثرها \' الحب والشعر والحكمة \' للفيلسوف الفرنسي أدكار موران . في صيف عام 2003 اكمل دورة تدريبية في مدينة بزونسون الفرنسية لبناء وتطوير أساتذة اللغة الفرنسية لينتقل اليها في عام 2004 و 2005 لأكمال دراسة الماجستير في علم اللغة الفرنسية في مركز الدراسات التطبيقية لعلم اللغة الفرنسية . عمل مراسلا وصحفيا لمنظمة مراسلون بلا حدود الفرنسية منذ عام 2003 وحتى عام 2005 . تعاون مع وكالة الصحافة الفرنسية في أعداد بعض التقارير الصحفية فضلاً عن تعاونه كمترجم مع صحيفتي \' الموند \' و \' النوفيل اوبسيرفاتور \' الفرنسيتين . أشترك عام 2004 في فيلم عن بغداد للمخرج الفرنسي رومان كوبيل بعنوان \' يوميات بغداد \' ولعب فيه دورا رئيسياً ، عرض الفيلم على القناة الثقافية الفرنسية الألمانية \' آرتي \' . في عام 2005 وعند عودته من فرنسا شرع في كتابة كتاب يضم يومياته ويوميات أسرته في بغداد باللغة الفرنسية و نشر الفصل الأول منه على مدونته الخاصة على موقع \' ألنوفيل أوبسيرفاتور \' فضلاً عن بعض المقالات باللغة الفرنسية . عاش في سويسرا لمدة سنتين قبل ان ينتقل في عام 2008 للعيش نهائيا في الولايات المتحدة الأميركية.

 

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