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Alain Sancerni
Nacionalidad:
Francia
E-mail:
asancerni@yahoo.fr
Biografia

Alain Sancerni 
Né en 1949. Alain Sancerni a vécu en Algérie, en Ethiopie, en Syrie, au Zimbabwe, en Guinée, au Ghana, en Haïti, en Belgique et en France. Il séjourne régulièrement, aujourd'hui, en Méditerranée, en Afrique et dans la Caraïbe. Il a collaboré, depuis les années 70, à diverses revues, notamment Europe, Soror, L'Energumène, Gradiva, Phantomas, Présence Africaine, Club Zéro, Marginales, Africa e Mediterraneo, Echo Polyglot [numérique]. Il a fondé les éditions Riveneuve et la revue Riveneuve Continents, « revues des littératures de langue française », dont il est le Directeur de Publication. Il s'est aujourd'hui installé en Ethiopie.
Comme partout ta réverbération, aux éditions Riveneuve [2009], est son dernier ouvrage. 

asancerni@yahoo.fr

 

Survient au corps

Survient au corps celui de sa lente surprise
l'affleurement lucide du soupçon
l'âme se brise
au rythme où elle se joue
dans le long carnaval des élans du futur
c'est que l'idée retourne à son sommeil

On ne sait plus quelle
intention s'y ferait jour ni de quel lieu
l'incertitude où en serait le flottement
de l'acte dans sa cire ni l'accumulation
du monde à l'ombre qui le porte
il ne faut pas

Quel que soit le visage où elle s'offre
que la parole soit flouée à la grève du sens
que ton séjour y laisse
le sel de son caprice
dans le mélange des figures où l'horizon
ferait écran
au regard
vacant

Ni comment l'envers mûrit
des mots d'argile laissant choisir
parmi les aveux de son double
les nouds de sa déroute
on ne sait plus

Quelle ordalie le temps
contre les séductions ourdirait
sur ton corps

Ton repos d'ange incalculable
nulle part pur d'aucune saveur
à la source de l'autre

Imaginerais-tu seule ce quelqu'un
qui te traverse sans un nom
entre la variation du masque
et la perte du lieu

Quelles gravitations
des origines et des complicités
déroberaient l'ancrage du soupçon
au ciel de ses axiomes acrobatiques d'y sacrer
l'étrange sujétion de la parole à son propre pouvoir

II. L'intriguant désossé
Les formes s'étaient mises à changer
quelles vapeurs d'été à tes épaules
fixes
on te voyait de loin
bouger vers nous retour
en bouche

Quelle ancienne folie
t'éreintait-elle
ainsi
l'hiver
tous les noyés refont surface
près de l'écluse en rouille
on t'attendait

Ton double se berçait
dans l'amoncèlement de sa mémoire sans en changer
la ligne d'autopsie

L'intriguant désossé
lassé d'être vacille
plombe
l'espace vertical de son annulation
lente la mort à la fin
se dérêve

Qu'il pose son sac et se déchausse
disions-nous
qu'il danse aussi avec l'ombre dansante
ce que le feu vaut pour le bois
le nom de chaque jour vole en éclats
les heures chassent à nos chagrins

On ne croit plus aux paysages
que ton regard qui tranche sur nous autres
tes voix
ce que disent les ombres est ta légende
à toi seul

III. La rue sur ses gongs
La rue sur ses gongs
tu te prendrais dans son jeu d'arcs
au train des brumes et des méandres
tu t'y noierais d'heures minérales sans cesse
tous les fuseaux d'instincts

La cendre est dans ton camp le feu
couvait sous les gravats
des nuits si blanches où nous étions

Une lueur
ce qu'on devine d'une halte
dans l'interstice où tu te tais
cela n'aura jamais été que le soupçon
d'un départ
l'odeur soufrée du gin et des corps d'hommes mûrs
ni bonjour ni bonsoir

Une lueur sait-on jamais
dans le repli de l'oil
le destin passager d'une aube où se brouille l'espoir
sait-on jamais de son reflet
celui qui meurt


 

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