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Ouachrine Lhoussaine
Nacionalidad:
Tamazgha
E-mail:
Biografia

Printemps 2OO8

Elégies écologiques

L’ARBRE, Prince Végétal et la SOURCE, Reine Vitale

Le Prince :


L’homme est oublieux et fort négligent, chère Dame Vitale
J’ai participé à son rayonnement et dès les époques médiévales
J’ai rendu mémorable la civilisation des hommes, égoÏstes insatiables
Sans scrupules ! Ils saccagent mes pousses à des fins peu honorables
Oubliant que mes rejets durent des générations pour avoir du volume
Quand une seule génération suffit aux leurs qui croîssent telles des plumes
Et mon peuple qui pouvait protéger ces hommes et leurs désolants cimetières
N’a point prospéré à cause de ces destructeurs et faiseurs de civières
Et dire que j’ai bercé leurs enfants , ennobli e parfumé leurs créations
Par moi, leurs arts et mémoires sont universels et je hante leurs habitations
Jadis, mes pléthoriques antres inspiraient légendes et merveilleux contes
De nos jours, mes royaumes mutilés et tronqués suent la pire des hontes
A la place de ces agresseurs que je promenais à travers des océans dès lors noircis
De leurs poisseux déchets qui couvrent mon corps de macabres lambris
Je prends Dieu à témoin et crie aux monstres végétaricides !
O Princesse Vitale des mondes ! O généreuse et limpide !
Ma détresse appelle les âmes justes et lucides
Pour scander cet impérieux impératif : Agissez, secouez indifférents et timides !
Pour que ces aveugles cupides égarés retrouvent les filles du temps
Seules édifiantes de mûrs et sûrs dessins : CONSCIIENCE ET RAISON

La Reine

Je t’en réponds o Prince magnifique
Et déplore que l’homme- cet insensé cynique
Aux extravagants appétits cause de ses ennuis
Néglige même le grand sage Thalès m’ayant consacrée source de vie
Et dénigrent encore l’épuisement qui assèche mes viscères
Il prolifère, pollue et ignore sagesses et critères
Alors que dans quelques décades, de moitié serai évaporée
Et ces humains , espèce imprévoyante , seront d’innombrables nuées
A s’entretuer sur les pauvres cils de mes yeux alors arides
A ce rythme, ils vont aux pires des drames fratricides :
La guerre de l’eau où ressurgiront leurs instincts abjects et sauvages
Déjà les guerres pétrolières abîment nos paysages
Et ces êtres mettent encore au monde tant d’enfants aux piteux regards
Regards innocents, incertains, interpellateurs mais demain accusateurs revanchards
Pourtant même Dieu n’accule point l’homme à souffrir d’excès
Car un enfant libre et sain est bien préférable plusieurs sans nul accès
Avant ma proche cécité , j’offre à l’homme un bain de jouvence
Qu’il s’y purifie ! Qu’il médite sur sa félicité et y retrouve résipiscence
O Prince magnanime ! je communie à ta prière , invoquons les filles du temps.
Conscience et raison

Dédié à la nature
Ouachrine Lhoussaine


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Mars 2OO8

Eloges aux femmes des plaines et des hautes terres


Là où les gloires se chantaient sur les hautes cimes
Là où le cri sourd des amants érode de sa lime
Le corps du jour pour y précipiter la nuit
des coeurs et fers et leurs duels sans bruit
Autour d\'un sein de femme ou d\'un genou de terre
Ainsi se déroulait le destin des muses princières
Un même destin sous des cieux controversés
de tous les peuples et ceux des hautes terres ayant versé
dans des tombes froides ou dans l’ardeur des noces
leurs enfants venant au monde en hommes précoces
qui portent des layettes de martyrs jusqu\'au déclin
des jours, emportant les vertus des premiers matins

Dédié à la femme combattante
Ouachrine Lhoussaine


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Un 8 Mars tellement quellement

Hommes, vous qu’égarent vos folies
De phallocrates égoïstes -Joug meurtrissant la vie
Lavez vos orgueils en tout ! Méditez contemplez la figure
D’un tel 8, le cercle du haut n’est-il pas sein de mère nourricière
Celui du bas l’enfanteur qui vous régénère
Sa tête enivrée d’espoir du printemps
Ses pieds enjambent les vertes rides des champs, enchante les maisons
Nos mères, épouses , sœurs, amies O combien lasses
Ecoutez leurs leurs pressants appels ! Elles veulent humaniser notre race.

Ouachrine Lhoussaïne [Houssa]
A ma fille zahra
Inspiré par ta flûte qui enchante ma vie
A toi un coin de regard vif face à un village –
Bracelett doré dans le divin sud de la France


Biographie:
Ouachrine Lhoussaine


En guise de biographie: Pour qui, comme moi, sans date de naissance ni âge réel, ayant pour repère début de vie l\'an du
rationnement , donc de la misère culturelle imposée à mes cousins montagnards que je vis se mettre à l\'oeuvre , tricotant des bas de laine pour les allemands - l\'on dit que ma naissance remonte à 1945 , année du bon - asggwas n lboun [en tamazight ou berbère]... pour moi, et du bouquet des dizaines de printemps que voile le gris de ma tête, je ne peux pour des amis païens spirituels que j\'apprécie et que sont les poètes pétris de tellurisme natal, je ne peux que formuler des milliers de souhaits aussi épais que mes durs crins grisâtres pour que cette saison du renouvellement du sang de la terre soit un sursaut de prospérité et d\'amour pour la communauté des êtres peuplant la planète bleue - terre des humains et des bêtes - Ceci est un prologue à une biographie errante de votre frère , Houssa fils de la montagne ...

ohoussa@yahoo.fr

 

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