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Mbark Oularbi
Nacionalidad:
Tamazgha
E-mail:
Biografia

1- Ayhay !

Eebbas irbeh\' g lotto !
Ifkas iwmazigh rh\'u !
Iffeghagh-d zund Bexxu !
Innas i tmazight UHU !

Ghas yuwd-nn lh\'ukuma
Irar-d akud n ssiba !
Iffeghagh-d g ttelfaza,
Icbeh\'[ih\'la] maca ishurra !

Ar yesxitir a3ebbud
S udrim n yan umezlud
Inna-yagh utat alud
Eebbas-a d amesxud

D umghar iga aghilas !
Izzenza-y-agh umessas
Abergag axendallas
Tawuri nnes tikerkas.

Neghra s yiles n lwazir
Numez aghruc n lkumisir !
Sbeddanagh xf ughtir !
Rrez\'nagh ifrawen amm utbir.

Uwin-agh télévision !
Kant-t i tarwa n Fer3un !
Zdghen diges amm tta3un !
Ran ad-agh 3demn lwacun.

2-NEBḌA !

Tarbat

Taγufi-nnek da yi-ttaγ
Cigan, keyyin as qqleγ !
Tudret-ddeγ tebḍa-aγ !
Ur as-samḥeγ ard mmteγ.

Arba

Ur kem-ttuγ, ad ggalleγ
Udem-nnem ur ten-ffaleγ.
Tiwirga-nneγ γusent-aγ
Seg mayed lliγ daddeγ.

Tarbat

Annayeγ udem-inu g lemri,
Yaγul inkujjer-i uyerri ;
Awd tasuta-nu tezrey-i,
Lγerba d tγufi brint-i.

Arba

Ccumreγ fukkiγ tiγri,
Lḥegra d war tawuri;
Ur yad sulaγ taγufi
G umazir n ubulusi.

Tarbat

Uγul-d a mmis n iγerman
S tidet nna illan !
Ur yad tgi amm zman,
Asif aγulen-t-id waman.

Arba

A yelli, nneγlen idammen,
Mecta d yan ad ten-yallan !
Tuwi tmurγi ma illan,
Yuf-i γur Iṛumiyen.

Tarbat

Kti-d ukan mayed nessar!
Ussan-lliγ g nurar;
Keyyin immis n idurar,
Ur tgit win uzaγar.
Arba

A yelli-nu, nnumeγ adγar,
Ur yad i-illi usafar.
Nekkin amuγ g imeεḍar,
A nn yad nuγul hat ur sar!


Traduction :

SEPARES A JAMAIS

La fille

Ton amour me tourmente,
C’est toi seul mon attente ;
Cette vie nous a séparés :
Je ne lui pardonnerai jamais.

Le garçon

Je ne t’ai pas oublié, je jure
Retenir ta face et ton allure ;
Nos rêves sont partis en fumée
Depuis que j’habitais cette contrée.

La fille

Je me suis mirée au miroir,
Mon front est froissé de déboires,
Ma génération m’a abandonné,
Je souffre d’exil et d’envie.

Le garçon

Etant chômeur, diplôme en main,
Sous le mépris, mes jours sont vains.
Dans ce pays sous surveillance,
L’envie perd son essence.

La fille

Reprends ta place et sois réel !
Ne fuis ni ton village ni ton sel !
Reviens sentir les changements !
La rivière est sillonnée d’étangs.

Le garçon

Du sang a coulé, ô ma petite !
Combien de larmes et de victimes !
Ravagée par des criquets pèlerins,
Ma vie est meilleure chez les chrétiens.

La fille

Rappelle-toi nos jours partagés
Dans les jeux et la joie d’hier !
Tu es enfant des monts d’honneur
Mais pas celui des plaines d’horreur.

Le garçon

Je suis devenu incurable,
Je suis dépendant de ces sables ;
Faisant partie des fous errants,
Mon retour est scellé inexistant.


3-ABRID-INU !

Ageḍrur iney-i-d aqmu,
Issencef-i uẓru n leεlu,
Ur yad yaṭfut umalu,
Iγef inker ir’ ad iddu.

[Tasetna]

Ggulliγ ttbeddaleγ ansa,
Ad nzel laṭer-inu i tmara;
Sbelyun neγ d Fransa,
Nekkin yad giγ u beṛṛa.

[Tasetna]

Amalu, tga-yi tmara
Taγect asiγ tissufra
Ad nadaγ nekk anfara
Neγ d-zaydeγ tayeḍ tmara.

[Tasetna]

Ka nγan-t s rrṣaṣ d ssif,
Ka nγan-t waman bessif;
Tiεurrma yugin lḥif
Temmut g Laṭlas d Rrif.

[Tasetna]

Umẓen-aγ ayt tmezyin
Reglen γifneγ tifeliwin,
Ukren-aγ tiwargiwin,
Ur aγ-isul γas aẓey-inn !

[Tasetna]

Immut meskin g waman,
Immut tcan-t iselman;
Ur tekkul lḥukuma,
Ur ibriy lberlaman.

Traduction :

MA VOIE

Ma face est poussiéreuse,
Mes fesses sont pelées par les dalles
Sur lesquelles je me suis tant assis,
L’ombre est désormais dégoûtante
Et ma cervelle s’apprête au départ.

Je jure de changer ce milieu
Je compte échapper à cette misère :
J’irai en Espagne ou en France
Puisque je me sens ici étranger.

A l’ombre, je me perds dans la misère,
Et je prends mon sac en bandoulière
A la quête de ma chère délivrance,
Sinon je serai proie à d’autres misères.

Certains exécutés à l’épée,
D’autres noyés en Méditerranée ;
La jeunesse opposée au mépris
A disparu de l’Atlas et du Rif.

Dominés par des durs escrocs,
Nous sommes mis derrière les barreaux ;
Dépossédés de nos longs rêves,
Nous n’avons en face que d’autres rives.

La mort suit les eaux de l’océan,
Le misérable est accueilli par les poissons,
Il n’a ni touché le gouvernement
Ni gêné les grands au parlement.


Traduction de l’amazigh et adaptation par le poète
Omar DEROUICH
Igoulmimen- mai 2008


 

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