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Mohamed Oudadess [Cnsul - Centre Marruecos]
Nacionalidad:
Tamazgha
E-mail:
oudadessm@yahoo.fr
Biografia

Hha Oudadess
Hha Oudadess, Alias Mohamed Oudadess, est né en 1947 au Maroc central. Il est issu d'une famille nombreuse connaissant des hauts et des bas, mais aux conditions souvent difficiles. Il suit ses études primaires et secondaires à Azrou au Moyen Atlas. Bachelier [Sciences Experimentales] en 1965, il est instituteur chargé de cours, de 1965 à 1967, au Lycée Tarik Ben Ziad où il avait étudié. Il rejoint l'Ecole Normale Supérieure, à Rabat, en 1967. Il est ensuite enseignant au Lycée Allaymoun [Les Orangées] à Rabat puis au C.P. R. [Centre Pédagogique Régional] dans la même ville. Il prépare, entre temps, une thèse de 3ième cycle [Mathématiques] à la Faculté des Sciences de Rabat. De 1979 à 1983, c'est le séjour à Montréal [Département de Mathématiques et de Statistiques de l'Université de Montréal]. Il en revient avec un Ph.D en Mathématiques Pures. De 1983 à 2005, c'est la longue carrière à l'Ecole Normale Supérieure Takaddoum de Rabat. Depuis fin Août 2005, c'est la retraite selon la formule dite du départ volontaire définitif.
L'auteur compose d'abord en français [1979-1987]. Puis, sur l'instigation d'amis et de connaissances, il se met au Tamazight. Il prépare enfin la publication de deux recueils dans sa langue maternelle [Tamazight] :
1. Tizlatin [Chansonnettes].
2. Awal ne Ul [Parole du cour].
En plus de nombreux poèmes parus dans des journaux et/ou des périodiques, l'auteur a publié deux recueils en français dont le deuxième à compte d'auteur :
1. Isfrades, Edition Talamine, Rabat, 2002.
2. Haiks d'un Amazigh, Ifzaren Impression, Tanger, 2004.
oudadessm@yahoo.fr

 

IZEM  IDDER

 

lxaleq, ayd asen nnan;

Izem ayd as isem.

Nnan, izem nghan,

Izem ur t neghin;

Ur da ittemtat.

Mec idda izem,

Izmawen llan,

Llant tizmawin.

Hân Saghro, Tinghir,

Deffir awen llan.

Hân Arif, hân Ifni.

Ddaxla d Xnifrâ,

Ad digs amun;

Agadir yamu.

Tiknirayin, ad ur tettum.

Iqbayliyen, zwaren,

Ad digs ilin.

Araw n Libya, ad ur tettum.

 

Zi Cicung ar izem,

Tihêyya d Axel ad munan.

 

Polisario ayd da ineqqan ;

Teg ghur sen amdaz meqqurên.

Mur ufin, tamazirt rzân.

Usin ed acenyal bu tfala.

Ur ssinen ghas ad neqqan!

Uma acenyal n Ida Umazigh,

Agama, Tirra, ayd usin.

 tudert, unna cem iran,

Iger s usfedê ;

D waggu nnes imun.

 

 izem,

Yuder ac wacal;

Akkuc illa d idec.

Tudert, tsul ac g ufus;

Isettemac, Ait mac,

Sulen da tteddun.

Tighêrdîn, ur sar ad naghul.

Ifesti, iwda as;

Ad ifsu Umazigh.

 

Akkêmani, isawel umac;

Ultmac, da tsawal

Zi Urubba ar Marikan.

Tamazgha, s yiwen imi,

Imi nnec, as da tsawal.

Imuzagh, Icawiyen,

Imzâben, ad ur tettum.

Awed Tunes, tamazozêt,

Taghul, terzêm as i tmawayt.

Azwar, izem, ur igi winnes.

Minzi, aherbuc, ur djin, ur sar isselki.

 

Amazigh, righ ad yidir,

Assa d usekka,

D imal ad yaf wayyadê.

 izmawen,

Ad ur ttekukurem.

Ad ur ttekukuremt,

 tizmawin.

Ar awal, unna ten iran,

Tafala n Umazigh telllamt.

 

            Hha Oudadess

            Rrebadê, 06-02-20016

(dernière version)

 

Lion encore vivant

 

Lxaleq qu’on le nomme,

Izem (Lion) de son vrai nom.

Lion, disent-ils, ont tué ;

Ne l’ont point terrassé.

Il ne meurt, au grand Jamais.

Si, Lion nous a quitté,

Moult autres demeurent ;

Et vous moult lionnes.

Voici Saghro, Tinghir,

Qui suivent tes pas.

Ifni voici, Arif ;

Xnifra, Daxla, en sont aussi.

Agadir applaudit.

Tiknariyin n’oublie pas.

Les Kabyles, au premier rang,

Y sont allés.

Les enfants de Lybie, n’oublie pas.

De chichong à Lion,

Se liguèrent Axel et Kahéna.

Polisario, le malfaiteur ;

Fier de son méfait.

Sans scrupule aucun, la Patrie scinderait.

Sous l’étendard d’épée,

Se délecte à trucider !

Le drapeau des Ida Umazigh,

La nature, il porte, et l’alphabet.

Celui qui tant désire la vie,

Au loin, jette le tison;

Avec lui, s’en va, sa fumée.

Ô Lion,

Même, sous terre, tu es ;

Dieu en ta compagnie ;

Tes frères et sœurs,

Encore, debout.

En arrière, plus, jamais.

Du silence, cala suffit ;

Qu’Amazigh soit, en printemps.

Partout, ton frère a parlé,

S’exprime, ta sœur, aussi ;

En Europe, en Amérique.

Tamazgha, d’une seule voix,

La tienne, elle déclame et réclame.

Imazighen, Icawiyen,

Imuzagh, n’oublie pas.

Même la tardive, la Tunisie,

La complainte, elle entonne.

N’et pas belliqueux, le Lion,

Mais le défi, n’a jamais, ne méprise pas.

Mon souhait, que vive l’Amazigh;

Au jour du jour et demain ;

Le futur mieux que l’ancien.

Ô lions,

Penauds, ne soyez point.

Et vous, ne soyez pas penaudes,

Les lionnes.

Quant à celui qui cherche querelle,

Affaire, au sabre amazigh, il aura.

 

            Traduction de l’Amazigh : Hha Oudadess

            Rabat, 07-03-2016

 

 

Haikus en espagnol


Mexico, otra vez !

Muy agusto,

Con amigos.

                Hha Oudadess – Carlos Signoret

                Mexico-City, 01-12-2013

 

El jardin del arte ;

Pinturas bellas,

Artistas amables.

                Hha Oudadess – Lourdes Palacios

                Mexico-City, 01-12-2013

 

Mexico, la noche,

Desde la collina ;

Cielito lindo.

                Hha Oudadess – Lourdes Palacios

                Mexico-City, 05-12-2013

 

Asafar

 anejdi, zzizêy adâr,
Awey aneghmis ne tamazirt.
Gganney, Â wa ad ac nini,
Uma udem yad inna ax te,
Abrid ighrâ ac.
Seqsa ed willi zrinin,
Ad nemmatter tizi nnig ax;
Tegra ed ussêkay,
Amnay dâr as.
Namezê tabrat nna ax ed iddan,
Ikker amodin, irzêm as attân;
Asafar nufat.

Hha Oudadess
Rrebadê, 1988


Asafar [Le remède]

Ô voyageur, ton pas, ralentis,
Du Pays, récolte nouvelles.
Attends que je te cause ;
Sur ton visage,
Se voit l'appel des chemins.
Demandes donc aux anciens.
Le col, là-haut, nous fixerons ;
Qu'en sorte le cavalier,
A sa suite, le lévrier.
Recevrons la lettre, à nous destinée ;
Le malade se lève, du mal libéré.
Nous avons trouvé le remède.

Traduction : Hha Oudadess
Rabat, 1992


Tanekra

Taghwrect iqqorn mayd tufa ?
Ittîqqes aldjig,
Ifser ifer.
Rzêmat i igerdân,
Taghwrit, ad tte nger,
Tatêsâ se tughmas mellulent;
Aggwa, tsersem te,
Assa nfessus ;
Tumert, ad ax tigit.
Akarif ne asggwas de imal,
Nesri te ; ur yad nezzogher adâr.
Annurz, ur ifri yat;
Acey  bu taguni.
Mad is awen usan
Ad ghifun yili
Iqqim azemz ne takendawt?

Hha Oudadess
Rrebadê, 1988


Tanekra [Le réveil]

Qu'a-t-il trouvé, le pieu sec ?
Les fleurs écloses,
S'étalent les feuilles.
Chantez bien fort,
Mettez-y le you-you,
En sourire, dents éclatantes.
A bas le fardeau,
Nous sommes légers ;
Que soit nôtre la liesse.
Les entraves de l'an et du prochain,
Dénouées ; le pas n'est plus lent.
Juste espérer, à rien ne sert ;
Dormeur, secoue toi.
A moins que ton aise,
Que soit pour toi
Et que demeure le temps du leurre.

Traduction : Hha Oudadess
Rabat, 1992


Asekka

Asey adâr,
Mmatter idir ;
Asey awnul i asekka !
Assa immut, zrin id bab nnes;
Ur yad tamut, Â bu tasrdunt ;
I sur tuciyt ?
Azemz iga win bu iseglam.
Tafriwin, yiwt se yiwt,
As zzerix ifeghras meqqorn ;
Ssefsan akkw midden,
Amazigh drux ur te bdiren.
Deg yat tighmerêt,
Deg idrus assid,
Ufix yan amyisa inew
Innegh de Rrom;
Yili yiwn, dix netta,
Imyasay de Gwrig.
Neggafey ar id Feryoun.
Isem, ur itteyakaz;
Afus nna ten ed yarun,
Izla asen azor.

Hha Oudadess
Rrebadê, 1989


Asekka [Demain]

Lève le pas,
Vise l'horizon ;
Veille à demain,
Aujourd'hui révolu, les siens disparus.
Muletier, tu ne comptes plus ;
Ne vois-tu ?
C'est le temps des fusées.
Une à une, les pages
D'énormes parchemins, j'ai parcourues ;
A tous, un beau rôle ;
Amazigh, à peine cité.
En un coin caché,
Plus sombre qu'éclairé,
Un parent, j'ai trouvé ;
Rome, il a combattue.
Un autre, aussi,
Aux Grecs, il a riposté.
Jusqu'aux Pharaons ainsi.
Le nom méconnaissable ;
La main l'ayant noté,
L'origine en a brouillée.

Traduction : Hha Oudadess
Rabat, 1992


La langue de ma Mère

Tamazight ! Clémence.
Langue de ma Mère ;
J'ai failli m'oublier.
Oublier,
Mes berceuses,
De mes fêtes, les chants ;
Dans ma vie, les premiers pas.
J'ai failli oublier
Mes éclats de joie,
Effaçant mes cris de douleur.
J'ai failli oublier
L'image d'un enfant,
Sur un bidon perché,
Boudant la cabane,
Et pleurant dans sa langue
Que doive l'homme mourir.

Un aède, El Bazz, l'épervier,
En moi, renfloua des richesses enterrées ;
Le lait maternel remonta,
A l'appel de sa voix cristalline.

Des arts et des arts,
Des airs et musiques,
Des poèmes lyriques ;
Une seule note de ma langue.
Merveilles et merveilles.

Je vous admire toutes les langues ;
Je fais corps avec la mienne :
Tamazight.

M. Oudadess
Chaoun, le 10-08-1988


Tabzazet de tawettoft

['La cigale et la fourmi'de La Fontaine]

Tabzâzêt iriren
Anebdu mayd ila,
Tufa afus yura
Llig ed isod aqrefzwu.
Awd yiwn aftettus
Ne izi ula azremettuc.
Tedda tesghuyy se buheyyuf
Gher tawettoft tanmalat.
Tessuter as ad as terdêl,
Ca ne ird ad ass tidir,
Ar tiremt tatrart,
'Ad am frugh, ayd as tenna,
Dat ne ghuct; afles ne amuder.
Mardêl de awd ugar'.
Tawettoft ur tgi tamerdalt.
Ayad ge ttwex nnes asrarray.
- 'Mayd tgit ge azemz irghan?'
Ayd tenna i taserdalt ann.
- 'Idê de ass, akkw mani,
Da ttiriregh, is ur am ed yusi?'
- 'Da ttirirt? Isin is iyi ed yusa.
Iwa! Deghi, ddu tteridu.'

Traduction: M. Oudadess
Rabat, le 16-10-1997


Tamazgha

Tamazgha!
Déchiquetée;
De tout temps,
Sauvagement blessée.
Afriquia,
Césarienne et Tingitane,
Tunis, Algérie, Mali,
Maroc, Mauritanie.
Le sécateur tranchant, à vif,
Dans la chaire bien vivante.
Où est l'ère,
Des Canaries à Siwa ?
La Kabylie, le messager.

Quand c'était de guerre égale,
De bravoure, tu as vécue.
Vaincue par l'Europe nouvelle,
Ta culture, l'opprobre subit,
A même sa terre.

Quand Horus, Alias Hêro,
Quitta, de Mmizra, la terre,
Il n'eut pu tolérer,
Que si bas,
Tu sois tombée ;
Réduite à mendier,
Tendue la main de paix,
Que ton essence ne soit malmenée.

Les pierres, par les vents, communiquent ;
L'humain jugulé.
Dieu Politis,
A tout va, sème l'ivraie,
Sur plaines et plateaux ;
Et souffre la graine.

Et malgré les dégâts,
Les vernis, les apparats,
L'âme amazighe demeure ;
Nourrie par Meryaz,
Dda Lmouloud et Sifaw,
Maatob,
Jugurta, Massinissa ;
Et d'autres moult noms.

Le sable du désert,
Reconnaît le frère de la mer.
La touffe sèche,
Savoure la rosée lointaine.
La pierre, de mousse couverte,
Porte une tendre pensée
A l'erg assoiffé.

Imouzagh, Amazigh, Tamazight,
Que l'Afrique revive,
Renaisse Tamazgha.
Et que l'Orient
Garde son chergui brûlant.
Ici, tolérance ;
Intégrisme, là-bas.

Hha Oudadess
Almu ughzif [Aghbala, Maroc]
Le 14-08-2004


Haikus

L'horizon vermeil ;
L'astre de lumière
Plonge dans la mer.

Tapis emperlé,
La trame de vert ;
Rosée, de quel pays ?

Herbes et vies,
Terre éclatante ;
Au bord, pierres jolies.

Entre deux dalles,
Une seule fleur ;
Elle-même soleil.

Noble et digne,
Noir-blanc, la cape ;
Médite cigogne.

Au dessus des roseaux,
Feux en fête ;
Dansent les oiseaux.

Onctueuse la pâte,
Aux mains, docile ;
Crée, Potier, utiles et beaux.

Henri Salvador,
Sérieux et rieur ;
Quel bonheur !

Hha Oudadess


 

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