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Helena HUGOT
Nacionalidad:
Francia
E-mail:
Biografia
Auschwitz, Du berceau la tomb[]e du jour, tu fais tes premiers pas dans un monde o la saveur du sein matriciel et l'amertume du compotier calment ces pleurs de ne savoir pourquoi tu es l,
Berlin,Tu es apparu un berlingot de jour o l'aube disait la neige de l'enfer qu'il faudrait qu'elle s'accroche pour tenter de refroidir le monde, car du jour o tu es n, la chaleur dans leurs yeux n'a fait que resserrer les liens d'un monde qui s'croule,
Jru-salem, Si tu avais pu voir leurs me-ours salam'iss ce matin-l, de ces matins o la vie ne sourit qu' l'angoisse de la survie, un de ces matins o le pass est devenu futur et o leurs bras ne suffisaient plus se rchauffer,
In-dochine, Si tu avais pu sentir ce froid sur leurs dos chins, celui de ne pas savoir si tu survivrais, si tu arriverais seulement, si tu serais l'heur-eux ce que le malheur tait aux autres.
Port-Sad, Tu es n sur ce port-l o il n'y avait plus qu'eux, o la violence des ttes coupes, les luttes pour des territoires sans nom, la haine comme raison de vivre et le sang qui s'parpillait sur ce monde, n'avaient plus d'importance,
Brazz-aville, Tu es n dans ces bras de l'autre avilissant, puisqu'ils n'taient pas leurs. Tu es n dans cet autre qui n'tait pas ntre.
Port-au-prince, Tu es n dans cette lumire de l'ombre qui porte-au-prince le silence de cette toile qui te sur-plombe,
Ka-boul, Tu es n dans une dtonation d'armes qui t'a boul-evers, dans une lueur de l'enfer que tu n'as pu oublier. Tu as perc son corps comme ils ont perc les leurs.
Ki-gali, Tu tais devenu LE monde, leur monde. N'avaient d'-gal que l'oubli de la famine, du sang qui trahit et des corps qui tombent d'assoiffement,
Bag-dad, Tu souriais aux anges et aux dad-as surralistes que personne ne voyait plus, pass six mois de vie. Tu avais dans tes yeux toute l'innocence de la cration et la tendresse du pch que tu ne connatrais pas.
Kosovo, Tu as commenc marcher, te lever, te rvolter contre l'esclavage de tes parents qui t'obligeaient manger. Tu as voulu manger seul. Tu as voulu grandir.
Al-ger, Tu as prononc son nom, tu as ger-minalis ce calendrier rpublicain pour prendre ton indpendance.
Azerbadjan, Tu as prononc ce deuxime mot. Tu as trait le monde de petit con , avec tes larmes d'enfant et ta drive d'adulte.
La havane, Tu as commenc comprendre. Tu as commenc avoir peur de ces avions et de ces au revoir qui blessent, de ce sang qui coule dans nos veines et que l'on fait sortir coup de machettes de peur qu'il ne vive trop.
Ouganda, Tu as crach sur le monde qui t'angoisse maintenant. Tu as voulu de nouveau cette innocence des anges de l'enfance. Tu as appris rver, esprer. Tu as oubli cette maladie humaine qui te fait vivre et qui les fait mourir.
Thran, Tu voudrais maintenant ne plus voir, te cacher derrire un drap noir pour te couper du monde, pour ne plus tre sujette leurs violences guerrires. Alors a y est, tu es grande. Tu es femme. Tu appartiens cette Oumma de mres noires qui donnent un peu de rpit la souffrance des autres. Demain, tu enfanteras dans la douleur et dans le sang. Demain, tu seras le pch de l'Autre et tu offriras ton enfant en holo-causte.
Auschwitz.

27 Mars.
Portraits.


Mes yeux photographient l'invisible.
Mes yeux photographient leurs paupires lourdes qui se ferment au son des klaxons redondants et de la ferraille qu'on martle.
Mes yeux photographient cette poussire qui s'engouffre dans leurs taxis et vient se poser sur le cuir crasseux de sueur et de lourdeur.
Mes yeux photographient ces regards changs entre ces hommes dans le Vieux Caire et mes yeux instables qui ne savent plus o voir, qui ne savent plus o partager, o souffrir, o compatir.
Mes yeux photographient la misre de ces tonneaux qu'on roule, de ce shawar'ma rance et de cette viande cuite la pollution.
Mes yeux photographient l'indicible.
Mes yeux photographient cet homme, jambes ouvertes sur son ventre dodu, qui mche la vitesse de ces yeux qui observent, lenteur droutante, magique.
Mes yeux photographient cette vieille voile qui rajuste ses yeux devant cette socit d'hommes.
Mes yeux photographient ce vlo qui porte seul une centaine de petits pains en quilibre.
Mes yeux photographient ce chat la course effrne poursuivi par un chien, et qui se fait craser, une fois, deux fois, trois fois jusqu' ce qu'il ne soit plus.
Mes yeux photographient cet enfant qui nous jette des yeux noirs la vision de mes colocs qui fument.
Mes yeux photographient ces I love you , ces Welcome to Cairo , ces millions de regards et de sourires Inti, mudarisa, Hena ? Toi, professeur, ici ?...
Mes yeux photographient ce que tu ne peux pas voir, ce que je ne peux pas te raconter, Inta, qui n'est pas l.
Mes yeux photographient cette police secrte ou touristique qui embarque nos amis parce qu'ils n'ont pas de permis de parler avec nous.
Mes yeux photographient ce ministre qui intervient en leur faveur et qui nous raconte 2h du matin combien de points il a fait la Playstation avant qu'on l'appelle.
Mes yeux photographient notre angoisse et notre impuissance momentane contre cette police qui ne veut rien entendre.
Mes yeux photographient les yeux honteux de ce taxi que Sarah re-prend la main dans son sac , et qui s'enfuit sous la colre de ma jolie brune.
Mes yeux photographient une course lente l'arrt de bus, perdues dans la fureur cairote, du sac qui pse, du monde qu'on bouscule, des voitures qu'on vite.
Mes yeux photographient les toiles de ma mre, celles qu'elle ne pourra jamais peindre, parce que je ne peux que les raconter.
Mes yeux photographient ce regard crit sur le Vieux Caire, sur le Caire branlant, vivant, touchant.
Mes yeux photographient ces femmes voiles que je dessine dans ces confrences la franaise, dans ces fauteuils de velours qui contrastent avec les draps cafards du Dahab Htel.
Mes yeux photographient mes yeux lourds qui se serrent, bercs par le bruit sourd de mon enfance hatienne, trimballs de cascades d'motion qui passent, en lotion karkade qui efface.

OUTRE-CIEL

Outre ce Ciel, il y a notre Mer. Mer de feu, Mer de bleu.
Outre cette Mer, il y a tes yeux qui imaginent un Avenir. Avenir de perle, avenir frle.
Outre cet Avenir, il y a ta Volont. Volont de violence, Volont de carence.
Outre cette Volont, il y a l'Ailleurs. Ailleurs maill, Ailleurs tiraill.
Outre cet Ailleurs, il y a cette Terre. Terre d'exil, Terre du Nil.
Outre cette Terre, il y a cette Guerre. Guerre de Terre, Guerre de Mer.
Outre cette Guerre, il y a tes yeux qui se Brouillent. Brouille-ard du fard, Brouille-ard du Trop tard.
Outre cette d-brouille, il y a ce Regret inapais. Regret propht, Regret dchiquet.
Outre ce Regret, il y a cet Espoir. Espoir injuri, Espoir clair.
Outre cet Espoir, il y a ce Ciel. Ciel noy, Ciel alcoolis.
Outre ce Ciel, il y a notre Mer. Outre-mer, Mer outre.

biografia:

Etudiante en philosophie...

 

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