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Nacra Tolba
Nacionalidad:
Argelia
E-mail:
Biografia
Nacra Tolba / Argelia
نصيرة طلبة / الجزائر

Les Murs du silence


J'cris
Entre les murs du mpris,
Les grilles des oubliettes
Les souffrances de l'oubli.

J'cris
Entre les murs hants
D'ombres ftiches
Les longs couloirs empests,
D'odeur de mort.

J'cris
Contre l'alogique absurde
Qui habite les mes aphones
Porteuses des brasses calebasses
Enceintes d'inconduites

J'cris
Entre meurtrires et parloirs,
d'mes douleurs et cauchemars
La plume de l'ade s'gare,
Perd la magie du pouvoir.

Quand je tisse
Les rimes de mes vers
De mes doigts 'tgnaires'
La trame sombre aiguille
S'veille-Alacrit de l'enfant
Qui du noir fait merveille
Mon cri devient crit.

Le Verre de loubli

Les ghettos, les quartiers marginaliss
Aux faades tagues, errones
D'injures, de croix gammes noircies;
Les tracas ardus, les soucis
Froissent l'me, heurtent l'esprit,
Consument le corps et rongent la vie.

Les taudis, la routine,
L'outil et l'usine
O rgne la rudesse des ans
Vouant les sans-abri la rigueur du temps.

Lignorance, lillusion,
Le mal, lerreur et lexclusion
Se mlent au bruit feutr de lintgration
Pour le Revenu Minimum dInsertion.

Les visages accabls de misre,
Sombrent dans lombre dltre,
S'approprient le verre de l'oubli
Dans le bouge 'Fol' chasseur de vie

NEJMA

Le corps de lhonneur, de la honte
Hurle labsurde et affronte
Loubli qui sempare de la Cit
Et enfonce les tours reintes

La chair du dlice salourdit
Brise les clichs, lordre tabli
Lapide, chtie, enchane,
Gage, la vente destine.

Mots lourds, moisis et suspects
Pervers, sangsus et dguiss
Mot pze rime avec baise
Puent linsens, les us de la foutaise

Nejma
Dgueule, vomit le fiel,
Et lcume amre, rebelle
gare, saccroche la vie
Refuse le dclin des Cits-agonies

Le mle lexhibe, lassassine,
Lopprime et la calcine
Sur le flanc obscur dsarticul
LAstre pleure le corps mutil

Lmvoque la rminiscence
La grce et la Quintessence
Surgit, court, plonge -pic
Arrache le corps aux sadiques

Nejma
Le corps bohme, ivre se promne
Extirpe sa peine et sa haine
Inflige la Cit sa diffrence
A la source de la jouvence

Ltoile meurtrie ose penser,
Rver, dfier et danser.
Se venge, met son corps en posie
Sautillent, danse et sextasie

La lune glisse sur la colline
Lenlace, la voile en mousseline
Se hissent et saccrochent au ciel
La nuit tal encore son miel

Nejma
La belle romance alize
Dploie son voile fin iris
Frtille sur les arabesques
Et inspire la valse titanesque

La grce valse sur larc-en-ciel
Les corpetgraphies sensuelles
Voltigent, suintent du corps ardent
Et coulent en rivires de diamant

A ses pieds, le monde ovationne
Senivre de lessence qui rsonne
Suspendue au souffle de la rose
Qui retentit sur la rose arrose

Le Ramier errant
Une fille aux cheveux bruns-boucls ,
Le regard doux et imperturbable,
Ecras par le mal effroyable
Impitoyablement dur et cingl.

Quinze ans, elle sinstalla Paris
Boulots, mtro, la marche pied,
Les mots insenss, lourds, sourds et muets
Senfuient et renoncent la vie.

La besogne use, ronge sa vie,
Lesprit compose et dcompose
Lme vulnrable, sankylose
Au destin se livre et se mfie.

Le poids du salaire sal de lexil
Pue le labeur, le mal, la souffrance,
La misre et lintolrance
Les mots sont tellement difficiles.

Entre les murs prfabriqus des tours,
Perces par le mal, la drision
O rgnent le doute, la frustration,
Le cur se durcit avec les jours.

La peine du pass surgit du sol,
Ici, l, ailleurs, les murs et les toits,
Tout lhante et la pourchasse en proie
Au coin de la rue, elle se dsole.

Lmotion provoque la posie,
Le temps perturbe, crie et blesse
Entre les rues et les bus en stress
Tout bouleverse, bouscule sa vie.

Seule, le ramier gris vient soulager
Lloignement, le vide, lincompris,
Les sentiments alourdissent lesprit
Le cur bless, comprim et fig.

Lme charitable, suit son chemin,
Sur le rameau dpouill de feuilles
Le ramier roucoule sans sommeil
Las de vivre et se sent orphelin.

A la fentre de la vieille tour,
De la cit Balzac, une main frle,
Chaleureusement douce et grle
Engendre lespoir, la vie et lamour.

Derrire la vitre gmissante,
Le ramier fredonne son chagrin,
Affam, refuse lultime grain,
Epouvant par lombre errante.

Boulevards, avenues et le corps us,
Ltouffement tente de lemporter,
Loiseau plonge pic, intercept
Par lme fragile et puise.

Dans les couloirs bleu-gris de Bictre
Le corps sankylose, rend et dgueule
La bile amre dforme sa gueule
Et ptrifie la force de ltre.

Loiseau quitte les lieux endeuills,
Squatte la fentre de la salle,
Son il larmoyant rid par le mal ;
Esseul et voque les annes.

Prs de son lit, se laisse mourir,
Refusant la perte, le dsespoir,
Le poids du temps fig dans le regard,
Lme nattend que le dernier soupir

Silence des sens
Ou
La Main sur le coeur

Silence des sens
Qu'imposent censeurs et encenseurs
Une silhouette, lombre de lombre
Lombre du corps noir, corps fantme
Captur et voil
Dissimulant la honte du harem, de linterdit

Baissez vos sens
Bouchez vos sens
Silence des sens
Dictent les insenss
Le gain conjugue la putain
Putain, chienne de vie
Le poids de la chair sensuelle
Et sale
Pue linsens et la foutaise

Silence des sens
Corps-arc sans dard
Cupidon ingnu
Prostr par quelque gnuflexion
Seul legs dautrui
Exsude du coeur blas
Des suintements au got trange de coloquinte.
Corps-otage sous le linceul obscur
Que les vents arrachent et dchirent
Hurlent son intimit
Dport, lapid, la vente destin
Et en esclave repenti
Au nom des lois et des ordres incontests
Ltre pousse, force le temps
Gronde, hurle et semporte en silence
Comme un volcan
Crachant le mal de lignorance
Et sengouffre dans labsurde
Entre les ddales de linconscient

Silence des sens
On dure !
On tablit la dictature !
On restaure en instaurant
La proscription du rve
Eternel passionn des sens de lintense
Vnrable soumission
Lautre dernire humiliation
Le fiel contamine le corps meurtri,
Dsarticul, stri avant dtre brl
Drout, saccroche la vie
Fuyant la dtresse, la guerre, le mal
Le mpris et le non-dit
Poussant ltre dans le giron de lhostilit.

Silence des sens
Ciel ! Ciel ! Le corps se vide
Le vide ingrat, perverti samuse,
Droule ses caprices stupides
Ironise ma solitude et abuse
Seules la main sur le coeur
Et lodeur des racines choue
Dans mon esprit
Risque de rchauffer le corps
Rsign au fardeau du sort
Triste et sombre me rappelle
Les accents de novembre
Ecras sous la poudre du canon

Silence des sens
Je dgueule, je crie et jcris
Les supplices, les plaies, les brlures
Et leffroyable lthargie rprimant
Le souffle amput qui soupire.
Je maccroche.
Je maccroche aux ailes de lespoir,
A contre sens, je crie le train de misre
Rails de vie fragmente
Au passage, je gifle et je renverse le dsastre,
Labsurde et le silence obscur

EXIL

Profonde est ma dchirure
Ecrasante est ma solitude
Lourd est mon regard
Fleur diaphane, fleur dt, fleur bleue
Romance de mon silence
Atterre au coin inanime
O une herbe ne pousse
Un souffle ne respire
Fleur ne smerveille
Froisse par le vent et lexil
Renonce presque la vie
Tout Trane et rampe
Sur les ailes de lincompris
Se flanque entre deux flancs
Tout au seuil de lhorizon
Convoite et dplore
Le diapason de la valse irise

Le Cri du Cerisier

L ! Sous lorgueil du temps Pluie, neige ou vent Entre l'automne-bohme Lhumeur du pome inachev Et les sanglots dun enfant gar Un tre vit de sagesse et de posie

Au pas de la porte use Nos regards se croisaient, Drobent mystres et secrets Attestent le serment de lamiti
Au petit matin, le dsir Sduit Lapptit des abeilles, des oiseaux, Des papillons et lenfant du soleil
Au coin de la rue attrist midi, tous renoncent au jeu Stalent sur la cour fleurie Au gr du somme satisfait Sans se soucier des intrus Et la mmoire sacrifie

Sous les ombrelles des fillettes, Fleurs et fruits ornent les serre-ttes Embellissent robes et jupettes Pour tre belles les jours de fte
Quand la baladeuse brise se frotte Contre mon corps enchant Le feuillage frmit, se sent honorer
De la famille, je suis l'an Le grand-pre m'a sem ici Pour ma bont, mon fruit et tre tmoin du temps mystifi

Les silhouettes indfinies froissent Dchirent lenfance-candide Le geste aux crocs inassouvis Bouleverse lordre tabli Gifle linnocence humilie

J'ai vu le destin passer Prendre ses vies et ses crits, Naissances, joies et malheurs Les vnements se sont succd

Jai vu la raison qui draisonne La conscience qui se fige Le corps qui salourdit Lme qui senfuit Et le souffle qui se tue

J'avais la lourde tche mes amis! Protger lenfant du virus, De l'intrus et la mchancet! ... Lenfant Adulte devenu Sans tarder le pote dcouvrit La puissance des mots et leur magie. Dj ! Elle, pote, pense la posie.

Aujourd'hui, ma plume crit Cherche linspiration dantan, voque pniblement la mmoire Le temps sgare, s'assoupit Au fond de mon me l'abri Refuse de ressusciter le pass Sur la feuille froide et dvtue
Les souvenirs rsonnent, sveillent Lourdement d'une lointaine lthargie

Lombre exclue, interdite De Crasus de mon enfance*
Ose dchirer la souffrance du silence Les sanglots et les supplices Les rires, les joies et les bonheurs De la fleur confisque

Pour enfouir le mal ankylos Les hirondelles vtues de soie noire chancre jusqu la taille Entrent en concert ce soir Valsent au gr des murmures Feuilles, grappes et ramures

La jouvence impose la vie Provoque lintimit de la pudeur Berce par la lumire tamise
Peu peu lombre fleurit Crasus pour les romains Les arabes me baptisrent Le 'Fruit des Rois' Je potise leur table et leur soie! Noble, je ltais autrefois

[Le Pote chuchote loreille du cerisier un petit secret] Sais-tu?! Quand j'ai des envies, Je n'ose savourer les vermeils du paradis Pour ne pas arracher l'me du pass

Le piano ne chante plus
[chanson]

La vie est une triste mlodie
Je ne distingue rien de la vie
Le jour ressemble trs vite la nuit
Que dire au chagrin de notre lit

Ton absence bouscule ltabli
Un silence grave et incompris
Me pousse dans le gouffre de lennui
Reviens vite ta place est ici

Limage me fixe les souvenirs
Me rappelle le pass et soupire
Le bonheur et ses clats de rires
Quand la lyre joue, chante et dlire

Le piano sennuie et ne chante plus
Ses doigts magiques se sont tus
La voix des notes ne rsonne plus
Son souffle pein reste suspendu

La vie est une triste mlodie
Je ne distingue rien de la vie
Le jour ressemble trs vite la nuit
Que dire au chagrin de notre lit

Reviens-moi vite pour savourer
La passion de lamour color,
Frache comme la rose dans le pr
Des toiles, suspendue sans chavirer

Reviens et dtrne la nuit
Impose-lui la longue insomnie
Pousse-la mme au-del de son lit
Qui ne smeut que sous ton corps fleuri

La nuit pousse son tour le soleil
Ailleurs lui impose notre orgueil
Sans troubler le dlice du sommeil
Noy dans locan au lit vermeil

La vie est une triste mlodie
Je ne distingue rien de la vie
Le jour ressemble trs vite la nuit
Que dire au chagrin de notre lit

Tout y est comme tu las laiss
Ta voix rsonne comme si ty tais
La lyre peine et pleure sans arrt
Et le piano se sent abandonn

Trs vite, envahie par le chagrin
Les roses ont gar leur parfum
Ne sont plus courtises par le jasmin
Hlas ! Il ne vient plus au jardin

Plus lodeur du jardin et du caf
Plus le rire du bonheur clat
Les choses ne sont plus comme elles taient
Tout est vide sans rves et dpeupl

Le soleil ne quitte plus son crin
[chanson]

Puisque la rose abandonne le jardin
Loiseau ne chantonne plus le matin
Le soleil ne quitte plus son crin

Mon cur noy dans les flots du chagrin
Si fin que la rose au petit matin
Qui attend le soleil quitter son crin

Les flots bousculent mon corps fragile
Qui hurle fort comme un imbcile
Sa vie ne tient qu un bout de fil

La douleur de lamour persvre
Dgueule les flots sales et amers
Qui dchirent le ventre de la terre

Que faire dune vie vide, sans rcit
Qui saccroche au fil fin et indcis
Jirai ailleurs et vivre loin dici

La rose que jai ardemment aime
Sans gne, sans peine ma abandonne
Elle tait plus que ma bien-aime

Puisque la rose abandonne le jardin
Loiseau ne chantonne plus le matin
Et le soleil ne sort plus de son crin

Le chagrin impose et massassine
Les caprices stupides de la routine
Et dessine le mal qui me chagrine

Le silence se sent fort, prend le dessus
Sur le cur fragile, pein et confus
Seul dans ses penses comme un dtenu

Fixe mon sort et me pousse lexil
Tel un pote qui devint dbile
Ainsi le temps samuse et jubile

Aller la mer pour ter ces douleurs
Faire couler le temps et ses heures
Laver toutes les traces et les odeurs

Partir loin vers les contres des amants
Au-del des terres et des ocans
Pour viter le chagrin trs pesant

Puisque la rose abandonne le jardin
Loiseau ne chantonne plus le matin
Et le soleil ne sort plus de son crin

Danseuse Etoile je serai
ou
Ghazel

[chanson]

Jai dans dans mes rves avec les anges,
Les fes, les aptres et les tres tranges
Quimporte si je blesse, je drange

Je danserais l o je mets le pied
Quimporte ce que vous pensez
Laissez-moi danser lternit

Partout, je danserais lOiseau Bleu
Sur les limbes et dans les cieux
Libre comme un ange heureux

Je jure, danseuse toile je serai
Mme si pour vous, ce nest pas un mtier
Quimporte ce que vous pensez

Je danserais au large des passions
Avec les fleurs et les papillons
Je rugis de rvolte et de jubilation

Je danserais avec lamant*1 du soleil
Lui murmurer une douceur loreille
Dfiant la jalousie de la fleur vermeille

Sur la neige, je danserais Cendrillon
Le corps nu, les pieds sans chaussons
Je ris, je flotte comme un flocon

Je jure, danseuse toile je serai
Mme si pour vous, ce nest pas un mtier
Quimporte ce que vous pensez

Je danserais sur les mains du soleil brlant
Sa crinire voltige au gr du vent
Et embraser la jalousie de son amant,

Mon corps danse et se balance
Dambule autour de ltoile et avance
La romance senflamme et slance

Dans llgance suivant lessor du corps
Qui smerveille, sblouit et dplore
La tragdie de Ghazel laurore

Je jure, danseuse toile je serai
Mme si pour vous, ce nest pas un mtier
Quimporte ce que vous pensez

Je danserais sur locan et sans Apollon
Avec les coraux et les poissons
Pour agacer les sirnes tout au fond

En musique, Esmralda je danserais
Schrazade et Lela improvises
Sur la scne de lOpra merveill

Je danserais sur les ptales de Narcisse,
Je smerais la joie, la grce et le dlice
Le lys, les strass et les artifices

Flocon de nuit
Chanson

Laisse-moi passer ma main
Sur tes longs cheveux chtains
Laisse-moi jusquau matin
Noy dans ton corps satin

Puisque lair ingrat sduit
La rose du pr, poursuit
Sa balade et se rjouit
Prend ma place et mennuie

Aimer la rose rare
Seul de laube jusquau soir
Boire le verre du nectar
blouir ton cur, lmouvoir

Et remettre les perles
Au regard do dferle
La symphonie du merle
Irritant le fond gris-perle

Laisse-moi au bord du pr
Explorer ton corps diapr
Sous le soleil empourpr
Et sillonner tous ses secrets

Sil faut calmer ma peine
Je briserai les chanes
Les grilles et jenchane
De taillader mes veines

Je me conduis en bandit
Tant pis, lamour je saisis
Mme avec tous les sursis
Ne soyez gure surpris

Sur ton flanc, joublie la vie
Qui mchappe, dsobit,
Fuit la loi et me trahit
Joue ainsi la chipie

Laisse-moi sentir lodeur
De ta poitrine en fleurs
Fleurer les flancs du bonheur
tals sur le pr charmeur

Braver les folies du temps
La sentence et les gens
Courir sans tarder au champ
Cueillir la fleur toute en blanc

Nous voil enfin runis
En cristal de mlodie
Ainsi quun flocon de nuit
Lamour savoure et saisit

Le cur de ma dulcine
Sur la lune fascine
Et les corolles irises
Chantent notre destine

A la terrasse du caf
[chanson]

En face du Vieux Quai
Seul avec le Marseillais
Je sirote mon caf
Une jolie femme passait

Chantait un air de jouvence
La grce et la romance
Dansaient en silence
Sur les souvenirs de lenfance

Je la poursuis du regard
Le cur pris sgare
A la terrasse du bar
Seul, avec ma guitare

On me traite de fou et savoure
Ceux qui nont rien compris lamour
Leur cur na jamais chavir un jour
Et na jamais jou au troubadour

Par amour, jirais glaner
Le sable sous ses pieds
Le semer et larroser
De mes rves colors

Jattends quil repousse en fleurs
Sur la route du bonheur
Cueillir toutes les senteurs
Et parfumer les passeurs

Je dchire les nuages
Je largue les cordages
Par-dessus les orages
Je chante au ramage

On me traite de fou et savoure
Ceux qui nont rien compris lamour
Leur cur na jamais chavir un jour
Et nont jamais jou au troubadour

Marcher sur lardent soleil
Pour protger ses orteils
Et arriver la veille
Avec le bouquet vermeil

Je me cache sous son voile,
Dans le champ des toiles
Poursuivre la nuptiale
Sur un divan de cristal

Je veux tre un artiste
La peindre et jinsiste
Sur lesprit fantaisiste
Jouer comme un pianiste

On me traite de fou et savoure
Ceux qui nont rien compris lamour
Leur cur na jamais chavir un jour
Et nont jamais jou au troubadour

Jirais voir le marabout
Y aller de bout en bout
Pour un gri-gri de bambou
Et tre trait de fou

Mon journal sest envol
Mon caf sest renvers
La mer sest clipse
Mon rve sest arrt

Seul, je reprends mon chemin
Pas une feuille la main
La vie poursuit le destin
Et ressasse mon chagrin

On me traite de fou et savoure
Ceux qui nont rien compris lamour
Leur cur na jamais chavir un jour
Et nont jamais jou au troubadour
Ce texte est un clin dil Jacques Prvert et Nazar Qabani

Le Glaneur de mots

Merci pour le pome et laccent
De la belle chanson de maman
Fredonne quand jtais enfant
Avant larrive de lange blanc

Rappelle les instants de sa vie
Et embellis sa mlancolie
Va et reviens comme un gnie
Le silence avait dj tout dit

Le pome appris lcole
Devient un oiseau et dcolle
Dans le ciel colle et recolle
Fixe limage la parole

Mme si mon doigt est maladroit
Le souffle inspire et prvoit
Dintervenir souvent, parfois
Si ncessaire comme autrefois

Merci pour les mots qui dansent
Le point, berger de la romance
La virgule compose et slance
Sur un tube de la jouvence

Mme si je dis des trucs faux
La muse surgit quand il le faut
Glisse entre la plume et ses flots
Pour calmer le glaneur et ses maux

Parler des cieux noirs et fleuris
Des jardins la trane de la nuit
Fixs laurore qui rugit
De fleurs, de bijoux et de rubis

Partir glaner le fin et le beau
Dans le ciel du coquelicot
Ramer pied et, sil le faut
Chercher-le dans le songe des flots

Merci pour le baiser du roseau
A la feuille qui surgit des eaux
La lettre sincline sans un mot
Et commence la danse du tango

La lyre toujours en dlire
Le souffle sourit et sinspire
Du calme qui parle et respire
Drange lordre des souvenirs

Les mots chutent et se relvent
La muse samuse et achve
Le pome qui joue sous la sve
De la fleur saisie par le rve

Rver des anges et des muses,
Sur le radeau de la mduse
Vnus chante, use et accuse
La mouvance des fleurs profuses

Merci pour tout ce que tu cris
Penser le fond de ce que tu dis
Dune manire plus jolie
Sans mme chercher lincompris

Pour les toiles dans lil
De ma mre o smerveillent
Les fleurs, les papillons, le soleil
Et les couleurs jaune, or et vermeille

A laurore, la lune glisse
Dans ltrange corps du narcisse
Savoure le suc du dlice
Les mots se hissent en prs de lys

Heureux comme un poisson dans leau
Semeur de grce et du beau
Glaneur des toiles et des flots
Merci pour les bouquets de mots
Ddi aux potes

La Valse des Amants

Veux-tu poursuivre la marche aux Calanques,
Orchestre par le clic-clac de la ptanque
Et la mer, saisit les baisers et se planque.

Le ciel sinonde de perles en plein jour,
La passion, la grce pleuvent tour tour,
Nous proposent de glaner le bouquet damour.

Les flots verts du regard agressent la saison,
Osent vibrer loreille de lhorizon :
Que la feuille dsire le corps du gazon

Veux-tu fermer la porte, tirer le store,
Que tes mains harmonisent doucement mon corps
Et poussent la nuit au-del de laurore.

La romance rime la chanson dautomne,
Se prononce en couleurs rouge, or, jaune,
Lardeur attise le sommeil de lHuveaune

Veux-tu dchirer le voile fin de mes seins,
Courtise la grce, provoque le destin
Et impose la nuit un autre chagrin.

Veux-tu apaiser la dtresse de mon lit,
Arrache le rve la mlancolie,
Avant quEros nabuse de ma folie.

Nos lvres spanouissent telle une fleur,
Les bats exhalent lextase des odeurs,
Nos corps ivres comme un verre de liqueur.

La valse des amants dvore le plaisir
Morphe dlire, erre par-dessus nadir
La lune claque la porte et soupire

Le Lac des Aurs

Ici
Esseule, sur la rive de la valle
Je m'incline, j'obis au cur embras
Au gr des distances, des songes et des nuits
L'loignement affecte mon esprit, j'cris :
L-bas
Un trange lac habill de nnuphars,
Les flots verts inondent le fond de son regard
D'o s'vaporent l'ivresse et l'or du soir
Hissant haut la lyre comme un encensoir.
L-bas
Alors qu'une goutte glisse et se pose
Sur la joue vtue de rouge et de rose,
Les rves dbordent sur les paupires
Et l'amour rjouit l'meraude du dsert.
L-bas
Le lac s'endort, ferme les ptales de son cur
La rose dchire le silence des fleurs
Ouvre le bal par un prlude d'Orphe
Grisant l'oasis du lac ensorcele
L-bas
L'amour frtille, semporte sur le pav,
Voile sa pudeur de feuilles d'olivier,
Convoite la paisible symphonie des flots
Prise au pige comme l'le dans l'eau
Ici
Tard, dans le soir, la muse seule sur son lit,
Propose Morphe de veiller la nuit
Auprs du cur pein, priv de liesse
En attendant le rveil du lac des Aurs.
Ddi Orsus
Des extraits de trois recueils : Le Cri du Cerisier, LOdeur du temps publi sous la romance du temps et les Cendres du soleil [manuscrit]

Nacra Tolba / Argelia نصيرة طلبة / الجزائر Pote, auteur de textes de chansons et de comdies musicales Vcu une partie de ma jeunesse Constantine, ville natale. Perche sur le vieux rocher comme une cigogne qui refuse de poser les pieds sur la terre. Ne en plein closion de la nature, ne peux quaspirer la vie et la beaut. La terre ma ouvert grands son cur et ses bras comme pour me souhaiter la bienvenue et menlacer dans son tendre giron bleu comme une orange. Sans doute, ne sous une muse. Alors, il mest impossible de ngliger cet norme lan de bont et de beaut ou de faillir mon devoir. Je rejoins mes parents au sud de la France. Le poids de lexil, le dchirement et la routine sinstallent au dtriment de la posie qui na jamais quitt mon esprit depuis ma tendre jeunesse. Une formation de tourisme et une deuxime de communication. Mais, cest dans lcriture que je retrouve mon existence, mon quilibre, mon bien tre et o lducation rigide et suffocante se mue, secoue la poussire crasante de lexil qui sempare du beau, du fin et du rve. La posie dvoile les maux du cur et du corps, dchire ma poitrine, extirpe le silence pesant et amer et les mots malades, lourds, absurdes, insenss, parfois fiers et joyeux. La rsonance et lodeur des Aurs, reviennent de trs loin. Laccent du soleil qui ne ressemble pas aux soleils dailleurs, lodeur de belliri - narcisse, du cerisier, des roses, du jasmin, nwadhrar - montagne, nghroum - galette, du lait, du cdre imadghass sage, du thym et du romarin rappellent et raniment mes racines chaouies millnaires. Ainsi, face au verbe le moi sclipse doucement, sans bruit, cdant la place la magie de lade errant sur les ailes des flots mouvants de la vie. Plusieurs prix et distinctions : Pote mrite de la Bibliothque dEvreux - Laurate de lAcadmie de Lutce, Mdaille de Vermeil Laurate aux Posiades de Bjea Laurates ArcanArts Marseille - Prix Socit des Artistes et Potes Franais du Var - Prix de la Pense Universelle Socit des Artistes et Potes Franais de la rgion PACA - Laurate Cuges-les-Pins Auteur de trois recueils Le Cri du Cerisier : Le Cri du Cerisier Le Mendiant de la Paix Constantine Au Gr de la Mort - Les Orphelins Le Solitaire Retraite - Maman La Romance du temps [lodeur du temps titre du manuscrit] : LArme-rance Icosium huit, cinq quatre, cinq Tirez ! Errance LUltime LOlivier Tutlaire Les Murs du Silence Le Verre de loubli - LOdysse noire - Le Pote Romance dune belle soire dAutomne My Mea Culpa Les Cendres du Soleil [manuscrit]: Les Cendres du soleil Le Silence du Soir La Transhumance du Soleil Clestine Parole du Silence Les Limbes LAmant du Soleil Le Got du Fleuve La Pierre clate Le Ramier Gris LHymne des Fleurs Chansons potiques Les Enfants du Bonheur - Sur le Pav des Roses - LOdeur de Maman - Etoile filante, je serai ou Ghazel - Nejma Viens, donne-moi la main La Belle de Mai - Jai crois le soleil - Danse avec le soleil, Glaneur de mots, Flocon de nuit, Dessine-moi lamour, Aime-moi, Le Piano ne chante plus, Le soleil ne quitte plus son crin Une comdie musicale pour une cole de danse dans la rgion [Sud de la France] Thtre amateur : Lecture anime de la pice El-Khobz le Pain du dramaturge algrien Alloula, plusieurs artistes conteurs, comdiens et pote sous la direction de Jean-Claude Nietto La pice a t prsente au Thtre Fontblanche Vitrolles Publications Dans plusieurs, revues, anthologies et journaux franais et trangers : Anthologies de lAcadmie de Lutce Paris - MilFeuilles et Florilge Thionville ArcanArts Marseille Anthologie de la SPAF Var - Le Sphinx de la SPF Marseille Les Dossiers dAquitaine Bordeaux Larbre Paroles Amay Belgique Anthologie Au-Del de lInfini Libert LExpression El-Ail ? La Marseillaise, Marseille la Cit
Participation aux nombreux vnements littraires France & Algrie
Expriences professionnelles : Actuellement collaboratrice au Cercle Culturel Mditerranen, animatrice littraire charge du programme danimation Animatrice radio FM [mission littraire Bruissements ] Animatrice dateliers dcriture, confrences, dbats, rencontres, colloque, salons Plusieurs recueils : produits des ateliers dcriture, [organisation, mise en uvre des ateliers, animation et cration] les textes sont la cration des crivants . Entre autres, Actuellement, je travaille sur une nouvelle policire avec les enfants des espaces lectures Marseille et un atelier de femmes de Gardanne sur le thme lOdeur

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